L’agriculture peu abordée durant la campagne

Malgré les mouvements de protestation de ce début d'année, les programmes agricoles n'ont pas cristallisé les débats au cœur de la campagne.

Carte électorale tenue en main devant des isoloirs - Illustration L’agriculture peu abordée  durant la campagne
Les élections législatives se tiendront les 30 juin et 7 juillet.

Des lignes communes se dégagent, celles des clauses miroir ou de l’amélioration des relations commerciales au profit des agriculteurs, avec quelques divergences et incertitudes sur les moyens à utiliser. Pour le reste, les lignes de fractures restent fortes sur la fiscalité, les pesticides, les accords de libre-échange ou le bien-être animal. Durant ces 3 semaines, les programmes agricoles n’ont pas été au centre des débats publics, à l’exception possible de la question du pouvoir d’achat, et des blocages de prix demandés par le Nouveau front populaire. La faute certainement à une campagne éclair…

Ensemble veut poursuivre la loi d’orientation

Seule certitude de départ en matière d’agriculture : la volonté de poursuivre l’examen du projet de loi d’Orientation agricole (LOA) pour la majorité présidentielle.

Le programme du parti met aussi en avant trois mesures au titre du volet agricole : l’application du calcul des retraites sur les 25 meilleures années (loi Dive) à compter du 1er janvier 2026 ; « des prix plancher par filière à partir de 2025 » et « la réduction de l’usage des pesticides de 50 % d’ici 2030 ».

LR se démarque sur la fiscalité et les pesticides

Comme pour la majorité, l’agriculture n’apparaît pas dans les principaux axes mis en avant par le parti LR durant sa campagne, tournée vers les comptes publics, la sécurité et le pouvoir d’achat.

Mais, dans sa lettre aux agriculteurs, Julien Dive, député sortant de l’Aisne, fait cinq propositions : « Redonner aux agriculteurs la maîtrise des prix en les indexant sur les coûts de production ; réautoriser en France certains produits utilisés en Europe ; aligner les bénéfices agricoles sur le régime de l’impôt sur les sociétés ; supprimer les droits de succession. »

Le RN met en avant le Manger français

Du côté du Rassemblement national, le parti propose « un grand plan ‘Manger français’ » en restauration scolaire. Et il veut généraliser « l’étiquetage sur l’origine et la qualité des produits alimentaires ».

De plus, il s’engage à interdire « les importations de produits agricoles ne répondant pas aux standards appliqués en France ».

Et, sur la rémunération des agriculteurs, il veut « rétablir des prix d’intervention », sans donner plus de précisions.

Des prix alimentaires bloqués par décret pour NFP

Le Nouveau Front populaire reprendrait les textes de loi défendus par les Insoumis et les écologistes à l’Assemblée ces derniers mois : instaurer des prix plancher « rémunérateurs » pour les agriculteurs, et créer une taxe sur les « superprofits » des industriels et de la GMS.

Le mouvement propose de « rétablir le plan Ecophyto », et de soutenir les agriculteurs bio en « reprenant leur dette dans une caisse nationale » et en « garantissant un débouché en restauration collective ».

Le NFP promet la généralisation des clauses miroir à l’international, sans préciser comment. En matière de bien-être animal, l’ambition est de « sortir des fermes-usines » .

Agrapresse


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