« C’est à nous de construire notre avenir »

Développer les volumes, assurer un revenu aux producteurs et accompagner la transmission et l’installation sont les sujets majeurs du Cérafel, plus grand groupement de producteurs de légumes et fruits de France.

Marc Kerangueven - Illustration « C’est à nous de construire notre avenir »
Marc Kerangueven

« Nous recensons tous les agriculteurs qui s’apprêtent à céder leur exploitation et qui ont besoin d’accompagnement, afin de les mettre en lien avec des jeunes qui souhaitent s’installer », note Marc Kéranguéven, président du Cerafel, AOP qui regroupe les 5 organisations de producteurs que sont la Sica, les Maraîchers d’Armor, Terre de Saint-Malo, la Bretonne et Plants de Bretagne. La transmission et le renouvellement des générations sont des sujets forts travaillés par l’organisation qui tenait son assemblée générale la semaine dernière à Paimpol (22). « Quand nous avons confiance dans un projet, nous pouvons le consolider financièrement pour le sécuriser au niveau de la banque ». Aussi, grâce à un système de parrainage, le jeune définit des axes de travail qu’il souhaite aborder, comme un accompagnement technique, technico-économique, ou encore sur la compréhension du système coopératif.

Dégager du revenu

Si on compte aujourd’hui « une installation pour 3 départs, c’est sans doute à cause d’une incertitude sur le revenu », souligne le président. C’est pourquoi les organisations de producteurs développent de plus en plus de solutions autres que le cadran, « qui reste un outil de référence ». La contractualisation fait partie des solutions alternatives à la vente des fruits et légumes, qui permet de « garantir des volumes à nos clients tout en sécurisant les débouchés et les prix pour les producteurs : tout ce qui est vendu avant le cadran est rémunérateur ». Une mesure a été prise dans ce sens, avec 30 % de la production des maraîchers passant par la contractualisation. À l’automne dernier, la mise en place de contrats tripartites « a été très prometteuse sur du chou-fleur. Ces contrats sont là pour construire un vrai prix, on ne veut plus voir de choux-fleurs vendus à 99 centimes la tête ».

« Insuffler un dynamisme »

À l’image de la nouvelle endiverie de Plounéour-Trez (29) « qui insuffle du dynamisme chez les producteurs et développe 80 ha de culture », d’autres projets sont en passe d’aboutir, comme l’usine de transformation des petits calibres d’artichaut des Maraîchers d’Armor, actuellement en phase de tests. En légumes, « tous les voyants sont au vert, à nous de construire notre avenir », conclut Marc Kéranguéven.

Fanch Paranthoën

Économiser l’énergie

En mettant en place des ordinateurs climatiques et des matériaux de parois de serres plus performants, l’AOP a baissé sa consommation d’énergie de 20 % par rapport à 2015 en cultures sous abri. Le développement du parc photovoltaïque se poursuit, une convention a été signée avec l’Apepha. D’autres pistes sont également à l’étude, comme la chaleur de récupération, le solaire thermique, le biogaz et la géothermie. Le Cerafel a créé un poste de responsable coordinatrice énergie « pour anticiper les contraintes de demain et accompagner collectivement les producteurs ».


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