Un nouvel élan souffle sur les légumes

En dressant un bilan de l’année écoulée, la coopérative présente un chiffre d’affaires en progression de 3 %. La mise en route d’une nouvelle endiverie et la possibilité de vendre des légumes issus de serres chauffées avant le 1er mai sont des signaux positifs pour la campagne à venir.

19447.hr - Illustration Un nouvel élan souffle sur les légumes
De gauche à droite : Olivier Sinquin, directeur, Marc Kéranguéven, président et Thomas Quillévéré, secrétaire de la Sica Saint-Pol-de-Léon.

La tempête Ciaran aura marqué la fin d’année des producteurs de légumes de la côte du Nord-Finistère, 50 % des abris froids se sont retrouvés par terre, les serres verre ont été fortement touchées. Aujourd’hui, « notre priorité est de retrouver rapidement du chiffre d’affaires. Sauf exception, tous les outils sont remontés. Il y aura cependant un décalage de 6 à 9 mois de la production en abris froids », estime Marc Kéranguéven, président de la Sica Saint-Pol-de-Léon. Les rafales ont aussi touché les parcelles de choux, les excès d’eau n’ont pas arrangé les choses. « Des plants continuent de tomber. On fera le point à la fin de la saison à fin mai ». La coopérative a tenu son assemblée générale la semaine dernière. La campagne 2022/2023 se clôture avec un chiffre d’affaires total, en additionnant les légumes et l’horticulture, à 225 millions € (+ 3 %). 10 000 références ont été écoulées pour le pôle horticole, 179 000 t de légumes. Une nouvelle jeunesse pour l’endive Trois légumes réalisent 56 % du chiffre d’affaires, avec le chou-fleur, la tomate et la salade. En épluchant la liste des résultats de chaque légume, Thomas Quillévéré, secrétaire, note une progression des contrats pour les pommes de terre primeur, des volumes qui montent en chou pomme, « des producteurs de plus en plus intéressés par les courges. C’est un produit moins gourmand en main-d’œuvre et qui est facilement stockable ». Par ailleurs, l’investissement dans une endiverie à Kerlouan (29) « donne un nouvel élan. Avec un outil neuf, on redynamise la production, notre volonté est de segmenter et d’aller par exemple vers les jeunes pousses. De 30 ha de racine, l’objectif est d’atteindre rapidement 80 ha », prévoit Marc Kéranguéven. Fête du travail et tomates bio L’interdiction désormais levée de vendre des tomates bio produites sous abri avant le 1er mai avait « un impact très important, c’était une pompe…

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