À l'étranger

La longue histoire de la gestion de l’eau

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Pierrick Berthou (lire ici) est confiant sur la capacité des hommes à régler le problème de l’eau. L’histoire humaine est plein d’exemples.

« Je reste positif car il y a des solutions ». Quand l’agriculteur de Quimperlé parle gestion de l’eau, il se réfère notamment aux expériences passées et contemporaines à travers le monde. Il cite entre autres les ancêtres des Aztèques qui vivaient dans l’actuel Mexique 1 000 ans avant notre ère. « Dans cette zone géographique plutôt aride, ils avaient mis au point des techniques de récupération d’eau de pluie. À ces techniques s’ajoutaient des terrasses sur les flancs des collines afin de ralentir le ruissellement de l’eau de pluie ». L’alliance de ces différentes techniques permettait aux Aztèques d’avoir de l’eau, donc de la nourriture toute l’année. « Ces techniques vieilles de 25 siècles (2 500 ans) sont à nouveau étudiées au Mexique, justement, pour faire face à la pénurie d’eau. Notamment dans la vallée d’Oaxaca. »

Récupération de l’eau de pluie

Plus au sud, les Incas, ancêtres des Péruviens, avaient, eux aussi, mis en place des techniques de récupération d’eau en haut des montagnes et/ou des vallons. « Ils laissaient l’eau s’infiltrer lentement. Cette eau, après avoir été filtrée et enrichie en minéraux, ressortait plusieurs mois plus tard dans la vallée, pendant la saison sèche. »
Plus proche de nous dans le temps et dans l’espace, le village de Taméra, au Portugal, périclitait par manque d’eau bien qu’arrosée par 500 mm annuels. « Grâce à une stratégie de récupération de l’eau de pluie basée sur des bassins de rétention qui favorisent les infiltrations lentes, les aquifères se sont rechargées. Détail important, chaque bassin de rétention est systématiquement accompagné d’une plantation arbustive et d’une végétalisation verte massive afin de favoriser, là encore, l’évapotranspiration. La végétalisation massive favorise l’évapotranspiration. »

« Un défi surhumain »
Au cœur de l’Amérique du Sud, en Colombie, Paolo Lugari a relevé un défi surhumain. Il a entrepris de réhabiliter une zone qui souffrait chaleurs excessives, de manque d’eau. Le pivot de son action a été de rétablir l’évapotranspiration. Pour cela, il a planté 8 000 hectares de forêt. 25 ans plus tard, les précipitations ont augmenté de 10 %, la température moyenne a baissé de 3 °C, la qualité de l’eau est retrouvée. Aujourd’hui, ce sont 6,3 millions d’hectares qui sont en cours de réhabilitation.

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2 commentaires

  1. C’est bien mal connaitre le grand cycle de l’eau pour penser que l’eau douce est inutile aux océans.
    La nature était bien faite, c’est l’homme qui en jouant aux apprentis sorciers a bouleversé un équilibre qui était bien établi.
    Et visiblement ce n’est pas près de s’arrêter…

  2. on peut faire des économies sur tous les usages de l’eau mais JAMAIS sur l’environnement donc jamais sur l’agriculture, quand les sols sèchent la végétation sèche, le cycle de l’eau se coupe, les températures montent et ça brule … Il ne faut surtout pas chercher à limiter l’évapotranspiration mais au contraire l’augmenter massivement pour retrouver le taux d’évaporation des forêts de feuillus … une continuité végétale permanente toute l’année mais en priorité l’été ! Végétaliser plus l’été c’est irriguer moins, c’est avec des champs verts qu’on fait pleuvoir c’est avec des champs secs qu’on fabrique des déserts … l’accès à l’eau pour la végétalisation doit être gratuit et illimité, les agriculteurs ne sont pas consommateurs d’eau mais producteur de pluie ! L’eau est recyclable à 100% et à l’infini, la SEULE et UNIQUE façon de perdre de l’eau douce c’est de la jeter en mer au lieu de la recycler PROPREMENT dans les Terres !
    les micro-organismes des sols sont à la base de TOUTES les chaines alimentaires donc de toutes les espèces sur les continents donc des humains … un sol sec c’est un sol MORT : “je n’arrose pas mes plantes je maintiens en vie mes sols avec de l’eau”.

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