Une guerre microscopique dans l’élevage

11063.hr - Illustration Une guerre microscopique dans l’élevage
De gauche à droite : Olivier Le Bars, Fabrice Guillevin et Joris Leroux.

Acariens prédateurs des œufs et larves de mouches, mini-guêpes s’attaquant aux pupes… Plusieurs solutions de lutte biologique sont utilisées par Fabrice et Christelle Guillevin, aviculteurs à Kervignac (56). « Nous n’avons jamais été trop embêtés par les mouches mais il y en a toujours un peu dans les élevages. Auparavant, nous utilisions juste un désinsectiseur électrique », souligne Fabrice Guillevin associé avec sa femme Christelle à Kervignac. Leurs deux sites de production en poules pondeuses bio sont situés à proximité de lotissements. « Nous ne voulons pas occasionner de gênes pour les voisins ou avoir des plaintes… ». Depuis 5 ans, pour réguler les populations de mouches, ils utilisent des solutions de lutte biologique mises au point par la société Appi et produites au Pays-Bas. « Aujourd’hui, nous n’avons quasiment plus de mouches », apprécient-ils. Intervenir au bon stade « Les prédateurs constituent une solution opérationnelle pour les éleveurs en agriculture biologique ou qui souhaitent se passer d’insecticides. Il faut par contre intervenir précocement et suivre un protocole », souligne Olivier Le Bars, responsable aviculture chez Synthèse élevage, fabricant de solutions alternatives biologique et conventionnelles pour l’élevage et revendeur des produits Appi. « Nous conseillons aux agriculteurs d’être vigilants sur la présence de larves et pupes dès mars ou toute l’année dans les bâtiments chauffés… », conseille Joris Leroux, technico-commercial Appi. Généralement, Fabrice Guillevin commence à réaliser les lâchers de prédateurs à partir de mai, sur les zones de reproduction des mouches, surtout aux abords des murs et sous les mangeoires et abreuvoirs. « La première fois, je répands des acariens et des mini-guêpes. Ensuite, je remets des mini-guêpes 15 jours après puis encore 15 jours après. Puis j’en répands tous les mois jusqu’en octobre – novembre », précise l’éleveur. « En cas de démarrage tardif, il est conseillé de réaliser trois lâchers de mini-guêpes toutes les…

Cet article est réservé
aux abonnés numériques

Je me connecte


Tags :
Fermer l'écran superposé de recherche

Rechercher un article