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À la tête d’une équipe de chauffeurs d’Élite

Chauffeur depuis 30 ans à la Cuma de Locoal-Mendon, Éric Le Marec gère une équipe de quatre salariés. Il forme régulièrement des apprentis à la conduite et à l’entretien du matériel.

Tous les lundis matin, Éric Le Marec reçoit les adhérents de la Cuma L’Élite dans les locaux de Kervihan, à Locoal-Mendon. Du moins ceux qui ont des travaux à réaliser dans la semaine. « Cela me permet de planifier l’emploi du temps des salariés. C’est aussi un moment de convivialité avec les agriculteurs présents », précise le chauffeur. « C’est important car, aujourd’hui, on ne mange plus chez les adhérents. On ne travaille plus avec eux ; on sait ce qu’on doit faire et dans quelles parcelles le faire ». Seul chauffeur de la coopérative à son embauche en 1990, il apprécie désormais de travailler au sein d’une équipe étoffée. « Cela permet d’atténuer les pics de travail au printemps et en été. La vie de famille s’en ressent ». Surtout au moment des préparations de semis quand les différents travaux dans les champs se chevauchent.

Moins de périodes creuses

Éric Le Marec a accompagné l’évolution de l’agriculture dans les trente dernières années. « On travaille avec du matériel plus puissant, plus large mais la plus grande différence pour nous, c’est qu’il y a beaucoup moins de temps morts dans l’année. Aujourd’hui, nous réalisons les semis, les travaux de fenaison, l’enrubannage, l’implantation et des couverts et, surtout, la pulvérisation. Avec l’accroissement des contraintes environnementales, les agriculteurs nous délèguent les traitements ce qui n’était pas le cas il y a quelques années ». Les Cuma se sont équipées. Le renouvellement et l’achat de nouveaux matériels sont source de motivation. « Je me tiens informé en visitant des salons professionnels et des concessions ; je donne mon avis sur le plan technique aux membres du bureau de la coopérative. Ensuite, je transmets un cahier des charges aux concessionnaires. La décision finale est, bien sûr, prise par les adhérents ».
La Cuma embauche régulièrement des apprentis. « Ils ne font pas que de la remorque », précise le quinquagénaire, « l’objectif, c’est de les former, qu’ils soient capables, à la fin de leur cursus, de travailler en autonomie, avec différents matériels. C’est agréable d’avoir des jeunes dans l’équipe ». Des stagiaires qui quittent ensuite la coopérative. « Ils trouvent facilement un emploi, du moins ceux qui sont passionnés par le matériel et le travail du sol ».

Formation continue

Les salariés bénéficient régulièrement de formations internes, souvent chez des concessionnaires. « Cet hiver, nous avons passé une demi-journée à trois chez John Deere, à Pontivy, pour approfondir nos connaissances sur les outils de précision (GPS, connexions…)  ». Ils se forment également, chez ces concessionnaires, à l’entretien du matériel et assistent parfois à des journées techniques sur le travail du sol.

Fusion des Cuma

Une nouvelle étape se profile pour la Cuma L’Élite : la fusion avec la Cuma voisine de Landevant (1 salarié). Les 25 adhérents seront bientôt plus de trente et continueront de bénéficier d’une large gamme de matériel en propriété, à l’exception des ensileuses (Union des cuma). Un bureau est en cours de construction dans le hangar de Locoal. « Je vais me consacrer un peu plus au suivi administratif sur le site (enregistrements, facturation, suivis de paiement…) ». Une nouvelle étape également pour le premier chauffeur de la
coopérative.

Embauché après apprentissage
Thomas Le Falher, 19 ans, a été embauché en septembre dernier à la Cuma l’Élite. « J’ai fait des études agricoles à Redon (CAP agroéquipement). Je ne suis pas animalier ; je suis attiré par le matériel. J’ai fait trois ans d’apprentissage à la Cuma, de 2018 à 2021. Ensuite, j’ai démarré une formation en mécanique que j’ai interrompu en raison de la Covid. Je suis content d’avoir été embauché car l’ambiance est bonne et j’habite à proximité. J’apprécie l’organisation du travail et le fait d’utiliser du matériel récent. Ma formation en mécanique aurait été un plus mais j’ai les bases suffisantes pour l’entretien, ce que l’on demande aux salariés de Cuma  ».
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