Politique et Syndicalisme

« Prendre en compte le coût de production »

FRSEA Bretagne et Pays de la Loire

Depuis mi-juin, le cours du porc a chuté en dessous de la barre des 1,35 € /kg. « Dans le même temps, les cours des céréales et des protéines continuent d’enregistrer des hausses significatives qui orientent le niveau du coût alimentaire pour l’année », relate Mickaël Guilloux (FRSEA des Pays de la Loire). Ce coût alimentaire représente près de 70 % des charges d’un élevage.

« Aujourd’hui la perte pour les éleveurs avoisine les 20 € par porc sorti. Comment, dans ces conditions très dégradées, les éleveurs pourraient-ils envisager l’avenir et continuer à monter en gamme pour répondre aux attentes sociétales et réglementaires ? » Dans un communiqué du 30 août, les FRSEA de Bretagne et des Pays de la Loire appellent donc « les opérateurs de la filière à privilégier le Porc Français au maximum car, en parallèle, il est impératif que tous les maillons se servent des indicateurs de coût de production interprofessionnels ; les éleveurs de porcs n’étant pas corvéables à merci ». Ces indicateurs ont été validés par les différents maillons de la filière porcine il y a deux ans.

« Nous demandons qu’ils soient appliqués via une contractualisation d’une partie des volumes ce qui permettrait de sécuriser les élevages. Actuellement, leur prise en compte est encore anecdotique même si certaines enseignes le font un peu. À l’export, sur le marché mondial, c’est bien sûr plus compliqué à envisager. »

Propos recueillis par B. Laurent

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