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Les éleveurs castrent sans douleur au nord de l’Europe

Autant de méthodes que de pays. C’est un peu ce qu’il ressort des enquêtes réalisées sur les pratiques dans l’Union européenne.

En Norvège, les porcelets subissent une anesthésie locale depuis 2002 (injection). Elle est effectuée par les vétérinaires. Les éleveurs suédois et danois sont autorisés à le faire eux-mêmes depuis 2016 pour les premiers et 2019 pour les seconds. Un analgésique est ensuite administré aux animaux castrés. Les éleveurs néerlandais pratiquent une anesthésie générale (au CO2), comme leurs collègues suisses qui utilisent l’isoflurane (gaz anesthésiant). Les Allemands s’engagent dans cette voie, cette année. Là encore, un analgésique est administré pour supprimer la douleur post-opératoire.

Isoflurane en Allemagne

L’anesthésie locale est réalisée en double injection intratesticulaire (lidocaïne 5 minutes avant la castration), en Suède et en Norvège. La procaïne est utilisée au Danemark. L’anesthésie générale (par les gaz) a une bonne efficacité. 86 % des porcelets sont correctement anesthésiés. Si la majorité des éleveurs suisses et allemands se disent satisfaits de leur appareil, 10 % se sont plaints de maux de tête mais les outils se seraient améliorés depuis l’enquête, selon Valérie Courboulay, de l’Ifip. Quoi qu’il en soit, ils devront être validés au regard du risque. L’isoflurane est un gaz à effet de serre et la révision des machines est fréquente. Il n’empêche , les éleveurs allemands adoptent cette méthode pour 60 % d’entre eux.

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