Installation : « Il y a trop de concurrence sur le foncier »

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L’assemblée générale de l’UDSEA-Confédération paysanne s’est tenue la semaine dernière, à Plabennec.

L’UDSEA-Confédération paysanne du Finistère rappelle « qu’il est urgent d’installer des jeunes », que les structures de moins de 100 ha sont viables quand les projets sont réfléchis.
« Il y a une disparition exponentielle des paysans. C’est aujourd’hui qu’il faut installer, or beaucoup de jeunes n’ont pas accès au foncier, il y a trop de concurrence », observe Benoît Collorec, porte-parole de l’UDSEA-Confédération paysanne du Finistère. Le Finistérien propose d’accepter « des gens aux projets différents qui ont une étude solide. Cette énergie est nécessaire à une campagne vivante, avec des cheffes et de chefs d’entreprise ».

Disparition des terres

Le responsable observe « une destruction des terres agricoles », par l’urbanisation, ou « au profit de méthaniseurs, qui ne nourrissent personne et qui font surenchérir le prix des terrains ». Le syndicat propose de porter un message aux cédants : « Ce n’est pas parce que la ferme couvre moins de 100 ha qu’elle n’est pas viable ».
Benoît Collorec estime enfin que « c’est à l’installation que l’on peut faire un changement de direction du modèle agricole. Quand on est installé et dans un système qui ne cesse de s’agrandir, il n’y a plus de fenêtre pour en changer ».
La Ciap (Coopérative d’installation en agriculture paysanne) est un outil conseillé par le porte-parole, qui comprend « des formations pour apprendre à travailler et pour adapter son projet à la
réalité ».


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