« La génomie, véritable rupture »

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« Pour la conduite des schémas de sélection, l’arrivée de la génomie a été une véritable rupture technologique au même titre que la congélation de la semence il y a des décennies », confiait Vincent Rétif, président d’Évolution (il est aujourd’hui responsable d’Innoval), lors d’une rencontre Grand Angle Lait d’Idele consacrée aux apports de 10 ans de sélection génomique. « Avant, avec le testage, le potentiel des taureaux était connu à l’âge de 7 ans. Aujourd’hui, ce délai est réduit à 3 ans, même moins, et le démarrage de leur utilisation est plutôt lié à des contraintes physiologiques », explique l’éleveur du Maine-et-Loire.

Par le passé, Évolution avait une capacité de testage d’environ 300 taureaux par an et il fallait attendre le vêlage d’une centaine de filles pour qualifier un mâle. À l’arrivée, 25 à 30 taureaux par an constituaient le catalogue. « Aujourd’hui, nous génotypons 3 000 jeunes veaux mâles Holstein de quelques semaines. Et nous diffusons environ 70 taureaux par an dans un catalogue tournant car à chaque indexation des jeunes sortent des anciens… Pour résumer, grâce à cette formidable technologie qu’est la génomique, nous avons accès à un champ d’exploration 10 fois plus large qu’à l’époque du testage en faveur d’une variabilité génétique indéniable permettant un éclatement de notre offre pour répondre à des attentes de plus en plus diversifiées des adhérents et des marchés. »


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