Côtes d'ArmorPolitique et Syndicalisme

Michel Barnier en visite sur une exploitation costarmoricaine

L’ancien ministre et ancien négociateur en chef de l’UE pour le Brexit s’est rendu sur une exploitation située à Mérillac, lors de sa venue en Bretagne. La FDSEA 22 en a profité pour échanger sur la situation laitière et la méthanisation.

La FDSEA des Côtes d’Armor a profité de la venue de Michel Barnier le 4 juin sur l’exploitation laitière de Christophe et André Soquet, située à Mérillac (22), pour évoquer le contexte agricole. « En lait, nous ne voyons pas d’embellie sur le prix payé aux producteurs alors que nos charges ne cessent d’augmenter. En Bretagne, un tiers des exploitations sont en production laitière et un tiers des exploitants vont partir en retraite dans les 5 ans à venir. Avec en moyenne 3 départs en retraite pour 1 installation, le maintien de l’agriculture sur notre territoire passe par le renouvellement des générations », explique Fabienne Garel, présidente de la FDSEA 22.

40 % des projets de méthanisation attaqués par des opposants

Après un temps d’échange près de la stabulation, la délégation a poursuivi la visite de l’exploitation en s’arrêtant un long moment au niveau de l’unité de méthanisation. « Nous avons investi dans la méthanisation pour nous diversifier et pérenniser notre exploitation. Nos effluents d’élevage alimentent le digesteur qui produit du biogaz. Ce dernier alimente un moteur de 230 kW produisant de l’électricité qui est injectée sur le réseau électrique et rachetée par EDF. Notre moteur produit aussi de la chaleur que nous valorisons pour sécher du foin et du bois. Grâce au digestat épandu sur nos cultures nous n’achetons presque plus d’engrais chimique », décrit Christophe Soquet. Le dirigeant de GR Énergie, concepteur de l’unité de méthanisation, en a profité pour signaler à Michel Barnier qu’aujourd’hui 40 % des projets de méthanisation sont attaqués par des opposants qui ne connaissent pas l’agriculture. Des porteurs de projet d’une unité de méthanisation témoignent : « Nous avons déjà investi 1,5 million d’euros dans notre projet et nos permis sont systématiquement attaqués par des opposants. Aujourd’hui la construction est arrêtée, le temps joue contre nous et cela risque de mettre en péril nos exploitations. »

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Un commentaire

  1. Plus de 240 collectifs et associations auraient donc tort de se positionner contre la méthanisation ?
    Le CSNM les appuie, car ni les émissions GES ni les problèmes énergétiques ne seront résolus ainsi !
    Le CSNM

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