ÉlevageFinistère

L’affouragement, une technique bien ruminée

Le mélange RGH/dactyle est productif chez Michel Le Page, à Cast (29). Huit 8 fauches sont réalisées par an et par parcelle. La fertilisation est seulement organique, le travail est simplifié.

Le mélange dactyle/RGH est préféré à un RGA chez Michel Le Page, qui pratique l’affouragement en vert depuis une dizaine d’années. « Par rapport à un RGA, je gagne 3 à 4 passages de plus. Les RGA demandent plus de temps pour démarrer, ne poussent plus par temps chaud. Ils sont cependant plus souples à exploiter avec une date d’épiaison plus tardive », estime l’éleveur de Cast (29). Avec un parcellaire regroupé autour de l’atelier lait, il alloue un tiers de sa surface à la culture d’herbe, le reste étant réparti entre du maïs ensilage, du maïs épi et des céréales. Son cheptel laitier de 60 vaches est nourri tous les jours avec de l’herbe fraîchement coupée. En hiver, le Finistérien puise dans les stocks d’enrubannage et d’ensilage récoltés en période d’abondance.

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En 30 minutes, l’herbe est récoltée et distribuée.

30 minutes de travail

L’affouragement en vert est rapide, en 1⁄2 heure la coupe est faite et distribuée. Cette distribution de l’herbe peu gourmande en temps de main-d’œuvre offre aussi un avantage par rapport à une ration en maïs plat unique, « les étourneaux sont moins attirés par l’herbe, la ration reste propre ». La coupe est régulière, avec un passage toutes les 4 semaines et une moyenne de 8 fauches par an entre mars et octobre. « Il est important de couper à une hauteur de 5 cm, ce qui représente une hauteur de main ». En ne fauchant pas trop court, « la plante est moins stressée et peut plus facilement reprendre sa croissance ». Les coupes de l’après-midi sont préférées, « les feuilles contiennent plus de sucre vers 16 h ».

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La ration reste propre, l’herbe n’est pas souillée par les oiseaux.

Des champs propres

La sélection de 20 kg de RGH, 10 kg de dactyle, 10 kg de trèfle violet et 3 kg de trèfle blanc donne de bons rendements à l’hectare. Les terres sont fertilisées par 30 m3/ha de lisier au printemps, complété par du fumier de bovin à l’automne et après la dernière coupe. Côté apports d’amendements, le lisier est enrichi en additifs de la société Sobac. «Je n’apporte jamais de chaux ». Tous les 5 ans, ces parcelles de fauche sont cassées pour être implantées en maïs. Michel Le Page apprécie la propreté des parcelles, aucun chardon ni rumex n’arrivent à se développer avec ces fauches régulières.

Un faible coût de mécanisation
Les travaux des champs sont réalisés par la Cuma intégrale de L’avenir, de Plonévez-Porzay (29). Hormis sur le poste affourragement, Michel Le Page limite les investissements coûteux. « Il faut entretenir régulièrement la faucheuse autochargeuse. Un des seuls inconvénients reste sa prise en main, parfois difficile par les agents de remplacement ».

Hélène Le Guellaff

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