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Formé pour travailler en élevage de porcs

Charly Bodineau vient d’achever une formation de 4 mois en production porcine. L’ancien éleveur canin envisage d’intégrer le service de remplacement du Morbihan.

En quelques mois, Charly Bodineau, 33 ans, est passé des grands espaces finlandais à l’élevage de porcs breton ou encore de co-gérant d’une entreprise de tourisme (balades de chiens de traîneau) à apprenti porcher. « Je voulais revenir en Bretagne mais je n’avais pas de projet de travail. J’ai toujours été attiré par le monde de l’élevage. Mes grands-parents étaient agriculteurs. Travailler avec le vivant est, pour moi, primordial  ». Quand Pôle Emploi lui propose une AFC (action de formation conventionnée) sur les bases du métier d’éleveur de porcs, le Morbihannais de Plouhinec n’hésite pas. Il assiste à une réunion d’information conjointement organisée par l’établissement public et le Sérémor, à Pontivy, puis s’engage à se former. « Je veux un métier qui a du sens. Celui d’éleveur me convient », insiste t-il.

Fidèles après la formation

Les 4 mois de cours théoriques au lycée du Gros Chêne et de pratique sur l’élevage de 200 truies de Christophe Le Gallo, à Pluvigner, se sont achevés début mai. « J’ai apprécié de faire deux jours par semaine au centre de formation et le reste du temps sur l’élevage. On baigne tout de suite dans la réalité ». Le stagiaire s’est formé à tous les postes de l’élevage. « J’ai eu la chance d’avoir un maître de stage pédagogue, ça s’est bien passé également avec le salarié ». Sur les 6 demandeurs d’emploi inscrits à Pôle Emploi, qui ont entamé la formation de porcher, 5 l’ont achevée et se disent satisfaits du contenu. En 4 promotions, 32 personnes ont été formées en Morbihan ; 22 sont toujours dans le monde agricole, selon Guillaume David, de Sérémor/ Solutis Emploi. Certains des nouveaux porchers vont postuler au service de remplacement. « En élevage de porcs, les remplaçants sont rarement seuls sur le site ; ils sont donc vite opérationnels après une telle formation. Nous continuons, ensuite, de les accompagner vers une montée en compétences progressive ». Pour Charly Bodineau, le remplacement, s’il est recruté, pourrait être une simple étape. Il souhaite, à terme, reprendre ou créer un élevage, en système alternatif : bio ou label. « J’ai été mon propre patron », dit-il en souriant. Dès que l’opportunité se présentera. 

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