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Le robot qui s’adapte aux outils

L’entreprise spécialisée dans la robotique Sitia et basée en Loire-Atlantique commercialise un tracteur complètement autonome capable de s’adapter au parc d’outils existant.

Le programme de recherche nommé Pumagri démarré en 2014 a offert de très bons résultats et a permis d’aller vers l’industrialisation, puis la commercialisation d’un produit « fiable et commercialisé depuis novembre 2019 », se réjouit Fabien Arignon, directeur de l’entreprise Sitia. L’automoteur nommé Trektor est un engin de traction hybride diesel/électrique qui offre l’avantage de s’adapter aux outils existants sur les fermes, en s’attelant soit sur le 3 points arrière, soit sur des points d’accroche situés derrière et entre les roues (sur perches classiques). La machine dispose de sorties électriques et hydrauliques, capables de mettre en mouvement divers outils animés ou non.

Mini à Maxi

Ce tracteur autonome hybride est disponible à la vente sous 3 tailles (Mini, Midi ou Maxi) pour s’adapter aux systèmes de culture. « Il est capable d’évoluer sur différents types de cultures, la hauteur et la voie entre roues sont réglables sur tous les modèles ». Le robot a déjà fait ses preuves dans le domaine de la viticulture, « un environnement très compliqué. Il est adapté au maraîchage, aux cultures légumières de plein champ ou aux grandes cultures. Que ce soit pour désherber des poireaux ou biner du maïs, le principe reste le même ». Avec une vitesse maximale de 9 km/h et une capacité de relevage de 700 kg, Trektor consomme 3 à 4 fois moins de carburant que les tracteurs à moteur thermique.

Les roues sont entraînées électriquement, ce qui confère « un très bon rendement. La motorisation est gérée par la machine, qui optimise le chargement des batteries ». Un mode silence peut même être sélectionné, afin de ne solliciter que le moteur électrique quand les travaux sont réalisés à proximité d’habitations.

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Le robot a fait ses preuves en viticulture, soit un environnement très compliqué.

Repenser les choses

L’utilisation de matériels totalement autonomes dans les champs bouleverse les pratiques, « en palliant le manque de main-d’œuvre, en réduisant la pénibilité et en attirant les jeunes », analyse Fabien Arignon. La mise au point de ces solutions robotiques amène à repenser les choses, en utilisant des outils animés non plus alimentés par une énergie thermique ou hydraulique, mais grâce à l’électricité.

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