Des fusions et des créations de Cuma

Dd7601.hr - Illustration Des fusions et des créations de Cuma
Le groupe de fauche de la Cuma L’Argentréenne a été présenté. L’investissement date de 2016 et a réalisé près de 400 ha l’an passé.
Plusieurs fusions de Cuma ont eu lieu en 2020 sur le territoire de la Fédération des Cuma Bretagne Ille Armor visant à anticiper l’avenir. D’un autre côté, quatre Cuma ont vu le jour dont trois en Ille-et-Vilaine.

Du fait du contexte sanitaire, l’assemblée générale de la Fédération des Cuma Bretagne Ille Armor s’est tenue dans 4 lieux différents cette année avec 2 réunions en Ille-et-Vilaine et 2 en Côtes d’Armor. La fédération rassemble aujourd’hui 326 Cuma réalisant un chiffre d’affaires cumulé de 44 millions € par an, soit 134 000 € en moyenne. Le montant des investissements est relativement stable et se situe autour de 24 millions €.
« 2020 a été marqué par une accélération des fusions de Cuma notamment en Ille-et-Vilaine », a souligné Christophe Nicaud, responsable conseiller/animateur à la FDCuma, lors de la journée fédérative du 15 janvier à Argentré-du-Plessis (35). « En lien avec la démographie agricole, l’augmentation du prix des matériels, certains groupes sont dans l’incapacité de renouveler une partie des matériels et de répondre à de nouvelles demandes », soulignent les responsables.

Groupements d’achat matériels et lubrifiants

Les responsables ont aussi souligné que la « restructuration du réseau à l’échelle Bretagne est à nouveau d’actualité. Nous sommes convaincus de la nécessité de régionaliser certaines tâches pour améliorer l’efficacité et les sécuriser. » Pour un maillage plus étroit du territoire, « nous envisageons d’affecter à des administrateurs des secteurs d’animation en lien avec un conseiller animateur. »
Autre actualité en septembre 2020, le groupement d’achat Camacuma a été lancé dans l’objectif de mieux maîtriser les prix des matériels. Début 2021, deux matériels sont concernés : plateaux à fourrage et téléscopiques (voir plus de détails en page 9). « Le groupement d’achat ‘lubrifiants’ qui a été lancé il y a plusieurs années dans le Finistère a été étendu à l’ensemble de la Bretagne fin 2020, ouvert aux Cuma comme à leurs adhérents. » L’ensemble des huiles utilisées pour les tracteurs sont concernées. L’appel d’offres se termine au 30 avril 2021.

Du mouvement dans les activités « lisier »

« L’activité ‘lisier’ se développe également avec une dissociation grandissante entre transport et épandage », souligne Fabien Demarcq, conseiller animateur FD Cuma. La Cuma L’Argentréenne (3 salariés et un apprenti) qui accueillait la réunion travaille avec une rampe pendillard proposant plusieurs largeurs et un enfouisseur à dents de 6 m. « Alors que les buses palette provoquent une perte d’azote de 80 %, les pendillards la réduisent à 40-50 % et les enfouisseurs à 2-5 % », indique le conseiller.
Sur l’Ille-et-Vilaine, trois Cuma ont vu le jour en 2020 : la Cuma désileuse « trois étoiles » à Moutiers qui nourrit 400 animaux de 4 exploitations sur une tournée de 10 km ; la Cuma « Rennes des foins » à Pacé qui ambitionne d’investir dans un séchoir fixe avec panneaux photovoltaïques ; la Cuma « des trois villages » à Saint-Gilles pour des tracteurs, remorque et outils de travail du sol.

Trois types de récolte de l’herbe testés

Lors de l’assemblée, les participants sont revenus sur des essais de récolte de l’herbe en ensilage, réalisés du 25 au 27 mai derniers au Foeil (22). Quatre matériels ont été utilisés : faucheuse à plat (5,8 m de travail), faucheuse conditionneuse (8,30 m), andaineur à tapis (7,3 m), ensileuse – pickup (3 m). Trois itinéraires ont été comparés : à plat + andainage – conditionné + andainage – conditionné. « L’andainage à tapis permet un ramassage propre, sans terre dans l’andain si le sol est bien nivelé », a précisé Anne-Laure Duhaut, conseillère animatrice FD Cuma. « L’andainage permet un gain de débit de chantier à l’ensilage qui passe à 5 ha/heure (3,5 ha/heure sans). Mais attention au regroupement trop important d’andains pouvant provoquer des difficultés d’absorption par l’ensileuse. » Dans des conditions optimales de récolte, les 3 itinéraires ont donné des valeurs alimentaires équivalentes. La conditionneuse a permis un séchage plus rapide et plus important, de 4 à 7 % MS. Attention toutefois à cet outil sur les légumineuses. L’itinéraire « à plat + andainage » a été plus coûteux que les deux autres : 84 €/ha contre 79 €/ha. Des résultats à confirmer sur plusieurs années climatiques.


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