Apporter un complément de revenu

7655.hr - Illustration Apporter un complément de revenu
L’objectif de FaireFrance est de créer un dialogue entre consommateur et éleveur, par des animations en grande surface. À la clé, une meilleure rémunération de son lait. © Nicole Cornec.

La démarche lancée par FaireFrance vise à mieux rémunérer les éleveurs, avec un prix du litre de lait payé à 45 centimes. « Tout le monde essaie de se sauver par le volume, or il faut reprendre la commercialisation en main », martèle Guénahel Loric, vice-président pour FaireFrance. La marque, créée en 2012, calcule le prix du litre de lait payé aux 544 adhérents français (une centaine en Bretagne) en ajoutant au coût de production l’équivalent d’un Smic x 1,5, soit « 45 centimes. C’est ce qu’il faut pour être équilibré, c’est aussi équitable pour les GMS », note le responsable, la brique de lait demi-écrémé étant vendue en rayon 99 centimes. Pour la campagne 2020 et en France, 14 millions de litres de lait ont été rémunérés selon ce principe par FaireFrance. Une forme de diversification La SAS FaireFrance « fonctionne comme une coopérative, dont l’objectif est d’apporter le complément de revenu non perçu autrement ». Les adhérents de la coopérative s’engagent à mener des animations commerciales en grandes surfaces. « C’est une forme de diversification de son activité, les agriculteurs deviennent une force commerciale : on reprend la main comme le faisaient nos grands-parents ». Un point de vue partagé par Christian Hascoët, éleveur de Guengat. « Si on reste dans nos fermes, on est mort, il faut aller en GMS ». Le Finistérien espère que la coopérative attirera d’autres éleveurs pour l’instant réticents, « qui appréhendent le côté animation ou qui pensent qu’il faut changer de laiterie, alors que ce n’est pas nécessaire », conclut Guénahel Loric….

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