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Moins de matière azotée mais du volume

Dans le système pâturant de l’exploitation de Nicolas Boitel, le maïs a toute sa place. L’exploitation est en recherche d’autonomie alimentaire : seul du soja est acheté pour équilibrer la ration des laitières.

« Le maïs a été ensilé dans de bonnes conditions le 31 août à 34,8 % MS, mais il était temps ! », explique Nicolas Boitel, tout jeune installé sur une exploitation de 52 VL et 95 ha sur la commune de Domagné. Ce maïs implanté au 15 avril a vite séché en fin de cycle, le parcellaire n’ayant pas bénéficié de pluie dans la deuxième quinzaine d’août. « Et avec de bons rendements : 15,5 t MS/ha, 2 tonnes supplémentaires par rapport aux trois dernières années », rajoute Éric Pirot, qui vient de lui céder la structure, et qui y travaille dorénavant en tant que salarié. De quoi refaire les stocks. Et il y en avait besoin car le silo a été ouvert le 9 septembre. « L’idéal aurait été d’attendre un délai de 3 semaines la fin de la fermentation, mais on n’avait pas le choix… » L’année dernière, un achat de maïs ensilage a été nécessaire malgré les 26 ha destinés à l’ensilage. Une première dans l’histoire de cette exploitation…

6 % de MAT

« Le rapport grain-tige est moins bon que l’année dernière dû à cet effet volume. Par contre, il est aussi plus faible en MAT, sûrement dû aux épisodes de chaleur qui ont limité la minéralisation et les prélèvements d’éléments nutritifs dans le sol », compare Éric Pirot. Les chiffres viennent en effet d’arriver sur l’exploitation avec l’analyse de l’ensilage : 6 % de MAT, pour une moyenne de 6,2 % pour les 50 premières analyses de silo par Eilyps. « C’est la tendance cette année », rapporte Philippe Busnel, consultant nutrition Eilyps. Les vaches consomment actuellement, pour une production de 25 kg de lait (rang de lactation de 8,1), 12 kg MS d’ensilage de maïs, 1,2 kg MS d’enrubannage , 3,6 kg MS RGI déshydraté, pâturage, 2,5 kg de tourteau de soja, 40 g d’urée. « Le déficit azoté devrait être compensé par un apport plus élevé d’urée (100 g) et de soja (2,8 kg) », propose le conseiller. « Et à la fin du pâturage, de la luzerne déshydratée viendra remplacer le RGI », envisage le jeune éleveur. Les minéraux seront également augmentés à hauteur de 230-250 g pour couvrir les besoins minéraux.

Des fibres pour une bonne rumination

Malgré un ensilage à 35-36 % de MS, « seuil qui est devenu comme une référence dans les esprits alors que l’idéal serait de se situer autour de 32-33 % MS », regrette au passage Philippe Busnel, « la digestibilité semble bonne. » Un passage de la ration au Penn State P.S. permet de vérifier la taille des particules de la ration. « Les 2/3 de la ration sont à plus de 8 mm, situation idéale pour la rumination », conclut le conseiller. 5 % sont à moins de 1,3 mm et 30 % de 1,3 à 8 mm, à l’identique des seuils recommandés.

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