Economie, marchés et gestion

Côtes, filet mignon et rôti ne font plus recette

La longe représente 25 % du poids de la carcasse, comme le jambon. En excédent à certaines périodes de l’année, elle est souvent bradée et pèse sur le prix du porc. Les achats de longes s’érodent. Côtes, filet mignon, rôti sortent des habitudes de consommation des ménages. Les jeunes célibataires et la population urbaine d’une manière générale leur préfèrent les découpes de poulet et la viande hachée fraîche. Les morceaux banalisés sont essentiellement consommés par les classes économiques les plus fragiles. Les manques sont bien identifiés, selon Patrick Chevillon, ingénieur à l’Ifip, qui pointe l’inadaptation des formats et le manque de réponse aux nouveaux modes de consommation.

« L’offre de volaille est riche. Celle de porc ne couvre pas tous les secteurs, comme le prêt à consommer ». Les idées ne manquent pas. « La viande ‘gourmet’ attractive par sa découpe, le porc pratique à cuisiner qui joue sur le mode de cuisson (facilité), sur l’aide à la préparation (wok), le porc ludique pour les enfants ou encore le porc snacking de l’apéritif ». Le potentiel d’innovation pour valoriser cette longe est important. « Il faudrait élaborer un produit par concept : une préparation pour wok ou de l’émincé de porc, des nuggets ou des panés et des frites de porc ». Des produits indispensables pour rattraper le retard sur la viande de volaille. 

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