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Des poulaillers d’occasion remis à neuf

En s’installant Thomas et Maxime Decherf ont décidé de remettre à neuf 3 des 4 poulaillers qu’ils ont repris, en faisant une partie des travaux par eux-mêmes, aidés par un tâcheron. L’achat des bâtiments et la rénovation sont revenus à 170 €/m2.

Thomas Decherf et son frère, Maxime, se sont installés au 1er janvier en reprenant un site avec 2 000 m2 de poulaillers à Mûr-de-Bretagne (22) et un 2e site de 60 ha et 2 200 m2 en volaille de chair. « Tout ceci est regroupé avec l’exploitation de notre père qui totalise 90 ha de SAU », décrit Thomas Decherf qui s’occupera principalement de l’atelier avicole. Maxime se consacrera aux cultures avec une grosse partie de la surface dédiée aux légumes industrie et à la production de plant de pomme de terre.

720 000 € d’investissement

« Nous avons décidé de réaliser une grosse rénovation sur 3 des 4 poulaillers. Le dernier bâtiment est encore fonctionnel mais très vieillissant avec une charpente en bois, nous avons préféré ne pas investir sur celui-ci », explique Thomas Decherf. Entre l’achat des 2 sites, le coût de la rénovation ainsi que l’achat d’une pailleuse Dussau pour être performant sur le critère pododermatites, les éleveurs ont investi 720 000 €, soit
170 €/m2 si l’on divise par la surface totale de 4 200 m2. Après avoir réalisé des devis avec des artisans, les éleveurs ont décidé d’acheter par eux-mêmes les fournitures pour la rénovation et d’effectuer une partie des travaux avec l’aide d’un tâcheron, ce qui a permis de réduire la facture de l’ordre de 25 %. « Nous souhaitions tout rénover avant de mettre en place le 1er lot pour ne pas être constamment à faire des travaux lors des vides sanitaires, ce qui impacte notre niveau de rotation et donc directement notre marge. »

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Une trappe d’entrée d’air par travée à été installée en partie basse des poulaillers pour mieux ventiler la zone en bordure des longrines.

Passage en ventilation dynamique

Les 2 poulaillers statiques ont été modifiés pour passer en dynamique Colorado dans un souci de standardisation. Des fenêtres avec volets roulants ont été installées et les sols bétonnés. Tout le matériel d’élevage est neuf. Les éleveurs ont opté pour des assiettes Lendemain peu profondes, les rendant très accessibles pour les poussins. Elles permettent de réaliser une mise à jeun des femelles sans couper l’aliment aux mâles. « Nous avons beaucoup de dossiers de reprise de bâtiments avec rénovation en cours. Pour une installation dans de bonnes conditions, il ne faut pas dépasser 200 €/m2 en cumulant l’achat des poulaillers et leur rénovation totale », conseille Philippe Le Page, responsable commercial avicole Sanders Bretagne. 

Des trappes en partie basse
Dans les poulaillers de type Colorado, la zone sous trappes est souvent sous-ventilée car le retour ne s’effectue pas toujours bien. Cela peut être pénalisant pour la gestion de litière mais également dans le cas de fortes chaleurs dans ces zones où le renouvellement d’air est réduit voire inexistant. Pour résoudre ce problème, les éleveurs ont installé une trappe par travée en partie basse pour créer une meilleure induction et donc mieux ventiler cette zone en bordure des longrines. « Les poulaillers sont équipés de trappes Fancom qui permettent de bons flux d’air sur des petits débits d’extraction sans avoir à fermer une partie des trappes. Le profil de la trappe assure un flux d’air très régulier pendant le lot sans avoir besoin de déflecteur », commente Thomas Decherf.
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