Economie, marchés et gestion

Marchés agricoles : Bruxelles compte sur la reprise

Des secteurs comme le porc connaissent certes des difficultés, mais la Commission européenne ne compte pas présenter de nouvelles mesures d’urgence.

« La reprise que nous observons pour la plupart des marchés est un signe encourageant qui montre que les mesures prises ont contribué à stabiliser la situation qui sera réévaluée en septembre », estime Janusz Wojciechowski, le commissaire européen à l’Agriculture.

Impact du Covid-19 sur l’exportation

Janusz Wojciechowski a néanmoins noté que le secteur de la viande porcine était touché par « deux développements très négatifs liés à la pandémie de Covid-19 : premièrement, la fermeture d’abattoirs de grande échelle en raison de l’incidence du virus parmi les travailleurs, qui a un impact sur la capacité d’exportation » et deuxièmement les « nouvelles exigences de certification mises en place par la Chine pour certains États membres ».

« Il est clair que nous devons faire face à ces deux développements rapidement et de manière décisive et viser un retour à la normale pour le secteur », a-t-il indiqué. Mais, malgré les appels répétés de l’industrie et des agriculteurs pour activer un dispositif d’aide au stockage privé pour certaines découpes de viande porcine touchées par la fermeture des restaurants, la Commission ne prévoit rien, pour le moment, estimant que le secteur devrait compter sur sa capacité d’exportation.

Signes de reprise

D’une manière plus générale, la Commission estime que la plupart des marchés connaissent une reprise. C’est le cas du secteur des fruits et légumes avec de bons niveaux de prix pour les principaux produits. Mais aussi du lait, avec des prix moyens dans l’UE qui sont supérieurs à la moyenne quinquennale dans une période d’incertitude et de croissance de la production mondiale.
La balance commerciale viande bovine reste positive tant en volume qu’en valeur. Quant à la volaille, suite à la réouverture progressive des services de restauration, la situation s’est améliorée. En ovin, les prix de l’agneau se sont redressés ; la stabilisation du marché s’est traduite par un recours très modeste au programme d’aide publique au développement pour les ovins. D’après Agra

Baisse en aliments du bétail
« L’influence de l’effondrement des prix de l’énergie et de la baisse de la demande d’aliments pour animaux dans le secteur de l’élevage doit être surveillée », a souligné le commissaire européen. « Les perspectives pour ce marché dépendront beaucoup des fondamentaux macroéconomiques et de la reprise économique mondiale ». Puis de prévenir qu’il y aura d’autres défis à relever dans les prochains mois, « que ce soit les retombées de la crise liée au Covid-19, ou la possibilité de ne pas parvenir à un accord avec le Royaume-Uni sur nos futures relations commerciales ».
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