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Disques ou dents pour le déchaumage ?

Les appareils de déchaumage ont chacun leurs spécificités. Si les outils à disques sont plus rapides et travaillent plus superficiellement, leurs homologues à dents conviennent à des travaux plus profonds et sont plus adaptés pour déraciner les adventices à racine pivotante.

« Nous sommes passés d’un déchaumeur à dents équipé de pattes d’oie à un cover-crop classique et à un autre appareil à disques », explique Dominique Pellen, de l’ETA du même nom à Plouvorn (29). Ce changement de matériel s’est justifié par un outil à dents qui « avait tendance à bourrer quand les parcelles étaient très sales après moisson. Dans les autres cas, ce type de matériel réalisait toutefois un très bon travail superficiel ». Le cover-crop sert aussi bien aux opérations de déchaumage qu’à la destruction des couverts végétaux.

L’ETA travaille désormais avec le modèle Héliodor de chez Lemken, en 5 m de large. « C’est idéal pour un travail superficiel rapide, nous recherchions un outil plus polyvalent ». Les petits disques de l’Heliodor sont prévus pour rouler vite lors des chantiers de déchaumage, jusque 14 km / h. Le concept de ce déchaumeur repose sur deux rangées de disques montées indépendamment sur des ressorts plats, pour garantir un bon suivi des contours du terrain et pour travailler en présence de pierres. Les disques assurent un mélange énergique des chaumes et résidus avec la terre. « C’est un outil porté, adapté au parcellaire de la région », ajoute l’entrepreneur.

Deux outils complémentaires

Difficile de trancher entre disques et dents pour Thomas Roger, commercial chez Lemken. « Ce sont deux outils complémentaires. En fonction du diamètre des disques, un déchaumeur peut descendre à une profondeur maximale de 18 cm, quand un outil à dent travaillera à 28 cm pour de la fissuration ». Autrement dit, le premier outil à disques est plus adapté à un travail superficiel de déchaumage quand les appareils à dents seront utiles quand un travail plus profond est nécessaire.

Les outils à disques permettent des débits de chantier plus élevés, de 10 à 15 km/ha, quand les dents nécessitent une vitesse inférieure (entre 8 et 12 km / h) pour ne pas s’user prématurément. Un point de vigilance est aussi apporté par le commercial, qui conseille « d’éviter les disques en présence de chiendent pour ne pas les multiplier. En cas de liserons, les modèles à dents sont aussi à proscrire pour éviter les bourrages ». Chez Lemken, la recherche s’oriente sur l’inclinaison des disques, « afin d’avoir le meilleur angle d’attaque, pour mieux déchausser les chaumes », fait observer Thomas Roger.

D’une manière générale et en présence de vivaces, qui se multiplient par reproduction végétative, il faut éviter de fragmenter les rhizomes, avec un outil à disques notamment, pour ne pas les bouturer. Les déchaumeurs à dents sont plus efficaces sur des adventices à racine pivotante, car l’outil est capable de les arracher sans les couper.

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