Cultures

Colza : Des reverdissements en fin de cycle

Terres Inovia a observé dans quelques cas des colzas qui repartent en végétation en fin de cycle. Le battage sera possible en conditions chaudes et sèches.

Des cas de colzas qui « reverdissent » ont été signalés en Bretagne, Pays de la Loire et sur le littoral normand. Deux phénomènes sont observés : le salissement en fin de cycle du colza ou, plus rarement de façon localisée, le développement de nouvelles tiges avant récolte, pouvant aller jusqu’à une reprise de floraison.

Dans le second cas, nous avons généralement affaire à des colzas qui ont subi un stress physiologique important (phase montaison/floraison) lié aux conditions de l’année : excès d’eau hivernaux puis manque d’eau pendant la floraison, gels tardifs. Les parcelles très accidentées en raison d’attaques de meligèthes peuvent être un élément explicatif en plus mais parfois aucune erreur de conduite technique n’est déplorée.
Avec les pluies récentes, le colza semble avoir retrouvé des conditions favorables pour réenclencher un épisode de croissance et formation d’organes reproducteurs en juin voire début juillet. C’est en particulier le cas où il reste de l’azote disponible dans le sol et assimilable par les plantes. Des parcelles bien implantées ont aussi donc pu être concernées. A priori, le facteur variétal ne rentre pas en jeu.
Aucune solution chimique n’est homologuée. Il est alors conseillé de retarder autant que possible la récolte et de la déclencher par temps chaud et sec pour rendre possible le battage.

Des rendements dans la fourchette basse

Les colzas bretons affichent des rendements en moyenne inférieurs à la normale, de l’ordre de 30 quintaux / ha. « Nous sommes dans une fourchette basse, les écarts-types sont importants. Ces rendements moyens s’expliquent de manière multifactorielle », analyse Ségolène Plessix, ingénieure développement Bretagne et Pays de la Loire pour Terres Inovia. L’hiver très humide n’a pas favorisé le développement racinaire des plantes, qui trouvaient facilement les éléments nutritifs dans le sol. Les charançons sont dans certaines parcelles arrivés juste avant le stade critique, provoquant des trous dans les siliques, soit une porte d’entrée pour la fumagine. « On peut trouver des PMG faibles mais avec des siliques bien garnies, ou l’inverse ». En centre-Bretagne, quelques cas de germination sur pied ont été observés. « Il n’y a pas énormément d’impact sur le rendement, mais le phénomène jouera sur la teneur en huile des graines ».

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