Economie, marchés et gestion

Une consommation chamboulée

Le confinement profite au commerce par Internet et au commerce de proximité. « Avec des mouvements limités, les consommateurs passent moins fréquemment à la caisse. Par contre les caddies sont plus garnis : on constate presque un doublement », rapporte Gérard You, économiste à l’Idele. Avant de préciser que la croissance du e-commerce atteint + 70 % par rapport à la même période en 2019, « renvoyant au développement rapide des formes de distribution modernes, drive ou livraisons, privilégiées par les personnes ne voulant pas s’exposer au risque de contamination ». Ce segment aurait ainsi capté le tiers des achats supplémentaires liés au report de la restauration hors foyer vers la consommation à domicile. « Au point que certains points de vente, où des files d’attente sont observées, n’arrivent pas à suivre la demande conjoncturelle. »

Le bio dans le vent

L’activité des rayons produits laitiers, fruits et légumes et boucherie est dynamique. Les ménages privilégient globalement les achats rapides de produits basiques et prêts à l’achat. Pour les produits laitiers par exemple : laits conditionnés, beurre, fromages râpés ou tranchés… « Par contre, la demande des consommateurs de fromages à la coupe est en très net recul. D’autant que les distributeurs tendent à privilégier les références industrielles pour faciliter l’approvisionnement plutôt que les créneaux plus réduits et diversifiés des AOP… Cet effet collatéral du confinement a fait plonger plusieurs bassins laitiers spécifiques dans une crise terrible », regrette l’économiste. « Les distributeurs ont maintenant un rôle très important à jouer pour relancer les fromages AOP car, quelque part, les ménages achètent ce qu’on leur propose. »

Autre tendance forte de la séquence : « Le succès des produits bio, en particulier dans les grands centres urbains, depuis le début du confinement dans les commerces de proximité, en magasins comme en e-commerce ». Pour les produits laitiers, on retrouve la même tendance que sur le segment conventionnel : les ventes des basiques – laits conditionnés, beurre ou crème – sont extrêmement soutenues. La progression de la demande de beurre bio est même encore plus forte qu’en conventionnel. 

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