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Le semis avant moisson remplit son rôle

Comparé à un semis simplifié de dérobée, la technique utilisant le semoir Maxi Couv’ donne de bon résultats, si la parcelle est exploitée suffisamment tôt.

« Les pesées de matière sèche montrent un avantage aux semis d’avant moisson, en comparaison aux dérobées semées 3 semaines plus tard », constate Catherine Lucas, conseillère lait à la Chambre d’agriculture. Lors d’une après-midi d’observation d’un essai mené chez Joël Pinividic à Ploudaniel, la technique d’implantation avec le semoir Maxi Couv’ * a été comparée à un itinéraire classique, avec  déchaumage et semis en un seul passage.

1 tonne de MS en plus

Le Maxi Couv’ a le net avantage de pouvoir être utilisé quelques jours avant moisson, lissant alors les pics de travail. Pour les 2 modalités (semis avant moisson au 12 juillet et semis 3 semaines plus tard au 5 aout), les levées ont été correctes et homogènes.
Sur la parcelle, les 2 modalités ont été ensemencées par un mélange de ray-grass d’Italie diploïde, de trèfle incarnat et de Micheli. Du colza fourrager a été ajouté au semis par Maxi Couv’. Avec un semis plus précoce de 3 semaines, la dérobée semée au Maxi Couv’ affichait en octobre 2019 « 3,3 t de MS par ha. Sur le semis classique, la dérobée avait produit à cette même période 2,3 t », chiffre la conseillère. Une différence expliquée par une colonisation forte des différents trèfles dans le protocole de semis avant la récolte de l’orge.
Ces dérobées ont été pâturées par 20 vaches taries du 20 octobre au 20 novembre dernier, sur la totalité de la parcelle de 6,2 ha. « Les animaux ont commencé par le trèfle et l’herbe, le colza a été pâturé en dernier ».
Après la période hivernale, les pesées datant du 9 mars montrent un léger avantage aux dérobées semées au 5 août, respectivement de 1,25 t de MS pour le semis après moisson et passage d’outil pour 1 t de MS pour le semis au Maxi Couv’.

Exploiter tôt dans la saison

La conseillère estime que les semis de dérobée avant moisson « doivent être exploités tôt. Il aurait fallu faire pâturer la parcelle dès la fin août ou au début septembre, avec un fil avant ». Une solution contraignante pour le producteur, la pâture étant éloignée du siège de l’exploitation. Une fauche à fin septembre aurait aussi pu assurer une rentrée de fourrage, « mais les conditions pluvieuses n’ont pas permis de couper l’herbe à cette période », rappelle Joël Pinvidic.

* Le semoir Maxi Couv’ a été mis au point par la société Devrand et le syndicat mixte Arguenon Penthièvre. Il est composé de rampes rigides et de 2 semoirs Delimbe, et peut ensemencer une parcelle avant moisson.

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