Cultures

Pois de printemps : Semer en parcelles ressuyées

Après un bon ressuyage des parcelles, les semis de pois de printemps nécessitent une bonne préparation du lit de semence, en choisissant des parcelles exemptes d’aphanomyces.

Le pois de printemps peut être soumis en fin de cycle à un stress hydrique qui limite la mise en place des composantes de rendement (durée de floraison, nombre d’étages de gousses, nombre de graines par gousse, PMG). Il est important de choisir une parcelle avec une réserve hydrique suffisante afin d’assurer une nutrition hydrique adéquate. Écarter également les sols argileux lourds où les risques de mauvaise mise en place des racines ou d’asphyxie racinaire sont plus importants. Le choix d’une parcelle irrigable peut représenter un réel atout pour la culture de pois de printemps : en cas de printemps chaud et sec, l’irrigation permet de prolonger la floraison et d’assurer le bon remplissage des gousses. La valorisation de l’eau s’élève de 5 à 8 q/ha par tour de 30 mm. Le choix d’une parcelle exempte d’aphanomyces est fortement recommandé, le cycle de ce champignon coïncide parfaitement avec celui du pois de printemps : en cas de printemps doux et humide, les pertes de rendement peuvent être importantes.

Une bonne préparation du sol

En pratique, il convient de bien préparer son lit de semences afin de favoriser une bonne implantation et le développement des racines et des nodosités du pois. La fertilisation se fera uniquement en phosphore et en potasse selon les besoins à ajuster en fonction de l’analyse de sol. Pas besoin d’apport d’engrais azoté sur pois, les nodosités permettent la fixation de l’azote atmosphérique.
Le respect des périodes de semis optimales est primordial afin d’éviter ou de limiter les risques climatiques lors de l’élaboration du rendement (gel, excès thermique, stress hydrique lors de la floraison). Cette période d’implantation s’étale du 10 février au 10 mars.

Semer un type hiver au printemps

Si les chantiers d’implantation de pois d’hiver n’ont pas pu être réalisés, les semis avec des semences de type « hiver » au printemps sont possibles. En effet, le pois n’a pas besoin de vernalisation pour engager sa floraison. Il conviendra de semer aux dates et densités conseillées pour un pois de printemps (entre 70 et 90 graines /m2), tout en sachant que le potentiel de rendement de la culture sera impacté de 7 q/ha en moyenne.

Et pour les féveroles ?
Dès les parcelles ressuyées, la féverole de printemps peut être semée en respectant certaines règles. La culture partira ainsi d’un bon pied. La féverole est sensible aux excès d’eau : la parcelle choisie doit être en sol profond, aéré et non battant afin de favoriser la mise en place des racines et des nodosités. Cette culture est également sensible aux déficits hydriques, en particulier pendant sa floraison et la phase de remplissage des graines. Le choix d’une parcelle à bonne réserve utile permettra de sécuriser le rendement en cas de printemps sec et chaud. À noter que la féverole n’est pas sensible à aphanomyces et ne multiplie pas l’inoculum. Elle peut donc être cultivée sans risque en sol contaminé.

Agathe Penant, Terres Inovia

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