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La préparation du semis fait le pois

La culture de pois d’hiver s’adapte bien dans les sols à réserve en eau limitée. Elle peut également pleinement valoriser les sols moyennement profonds.

L’implantation d’un pois d’hiver demande de respecter quelques points clés pour réussir sa culture. La préparation du lit de semence est une première étape : afin de garantir une levée rapide et homogène du pois, il est nécessaire d’obtenir un sol poreux, favorable au développement des racines et des nodosités, surtout dans les 15 premiers centimètres du sol. Éviter les lits de semence trop fins susceptibles de battance qui pourraient gêner la levée des pois et freiner le développement des nodosités, acteurs clés de la nutrition azotée des plantes. Il est également nécessaire de limiter le compactage du sol, pouvant freiner le développement des racines et ainsi limiter l’alimentation de la plante. Si le sol est mal nivelé ou s’il y a une présence importante de pierres, un roulage peut être réalisé entre le semis et la levée, avant l’application de l’herbicide de prélevée sur tous les types de sols exceptés les sols limoneux (risque de croûte de battance).

Le choix de la parcelle se fait selon le taux de calcaire

Un taux trop élevé de calcaire peut conduire à une chlorose ferrique qui s’exprime en fin d’automne ou au printemps par un jaunissement des feuilles supérieures, pouvant pénaliser le rendement. Dans la rotation, le semis de pois doit respecter un retour tous les 5 ans minimum, afin de limiter le risque maladie, en particulier aphanomyces (pourriture racinaire). L’idéal est d’intégrer un autre protéagineux dans la parcelle, qui ne multiplie pas le champignon, comme la féverole ou le lupin.

Préconisations selon le type de sol et le poids de 1 000 grains (PMG) de la variété
Préconisations selon le type de sol et le poids de 1 000 grains (PMG) de la variété.

Semer dans un sol ressuyé

Pour réussir l’implantation du pois protéagineux d’hiver, il faut impérativement attendre que le sol soit suffisamment ressuyé afin :

  • de limiter les tassements provoqués par le passage du tracteur,
  • d’obtenir un semis régulier,
  • que les plantules puissent se développer rapidement et favoriser l’installation des racines et des nodosités.

Les périodes de semis sont à respecter. Le pois d’hiver ne doit pas être semé trop tôt sous peine d’atteindre l’initiation florale (stade 6 feuilles) avant les premières gelées. Le pois ayant atteint ce stade devient beaucoup plus sensible au froid et gèle donc à des températures moins basses provoquant des pertes de pieds. S’il n’est pas possible de semer la culture de pois d’hiver à l’automne, le semis peut être reporté au printemps. Le rendement sera néanmoins pénalisé en moyenne de 7 q/ha par rapport à une variété d’hiver.

Le test aphanomyces pour connaître le potentiel infectieux

Le test aphanomyces permet de connaître le potentiel infectieux du sol (PI) vis-à-vis de la maladie. Il est à réaliser sur les parcelles ayant reçu au moins un pois dans les 20 dernières années. Il peut être pratiqué n’importe quand dans l’année avec un résultat sous 6 à 8 semaines. Le réaliser assez tôt permettra de mieux préparer l’assolement selon le résultat.

Respecter les densités

Un peuplement trop important est propice au développement de maladies aériennes telles que l’ascochytose et la verse avant récolte. Semer le pois à 3-4 cm de profondeur. Des semences peu enterrées sont plus exposées aux dégâts d’oiseaux et aux risques de phytotoxicité en cas de désherbage en prélevée.

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