Élevage

100% des chaleurs détéctées

Depuis 4 ans, Jean-Michel Poirier, éleveur allaitant à Martigné-Ferchaud (35), utilise le Moocall Heat avec des résultats atteignant 100 % de détection des chaleurs.

Après l’obtention de son BTS Acse, Jean-Michel Poirier intègre l’exploitation familiale en production de viande bovine et volailles de Janzé sur la commune de Martigné-Ferchaud (35) en tant que salarié. Pour le troupeau de 80 Limousines, Jean-Michel et son père, Michel Poirier, utilisent la technologie de la société Moocall pour la détection des vêlages. « Nous possédons 3 détecteurs et le problème qui se posait était comment prioriser telle ou telle vache lorsqu’elles ne sont plus que 3 à être prêtes à vêler ? » Au cours d’une visite d’exploitation allaitante aux Pays-Bas, Jean-Michel découvre le détecteur de chaleur également développé par le fabricant irlandais, encore inconnu en France. Il trouve le principe intéressant pour pouvoir connaître la date de saillie de ses vaches et prévoir la date de vêlage pour équiper prioritairement les vaches avec le détecteur de vêlage sans se tromper.

« Le principe est simple et fonctionne sans avoir besoin de base : nous travaillons en monte naturelle et le taureau est équipé d’un collier avec une carte Sim permettant de transmettre les données vers une application sur smartphone capable d’envoyer des SMS. Je suis ainsi averti dès qu’une vache est détectée en chaleur. » Le système fonctionne même avec une faible couverture réseau. Les vaches possèdent une boucle auriculaire électronique. Le collier du taureau identifie la vache dès qu’elle est à proximité, enregistre la durée de ce contact et détecte les chevauchements. Un algorithme analyse ensuite ces données pour déterminer si la vache est en chaleur. « Si c’est confirmé, je reçois un SMS avec le numéro de la vache. »

Les taureaux sont équipés d’un collier qui collecte les informations permettant de détecter précisément le moment où les vaches sont en chaleur. La carte Sim située dans le collier transmet les informations sur le téléphone de l’éleveur.

Les 4 taureaux équipés du collier

Jean-Michel Poirier était le premier éleveur en France à utiliser le Moocall Heat pour la détection des chaleurs. L’investissement est de 1 200 € pour un collier avec 50 boucles, l’abonnement est de 280 € par an et il est offert la première année. « Cela fait 4 ans que nous l’utilisons sur notre élevage. Pendant 2 ans nous avons poursuivi en parallèle la détection des chaleurs visuellement en tenant à jour les dates dans un carnet. Au final, nous arrivions à 70 % de réussite en détection visuelle lorsque l’équipement détectait 100 %. Depuis 2 ans, je fais entièrement confiance au système de détection des chaleurs », explique l’éleveur. Aujourd’hui les 4 taureaux de l’élevage sont équipés du collier, chaque collier envoie les informations collectées vers deux téléphones portables. La batterie du collier a une autonomie de 60 jours, l’éleveur reçoit une alerte par SMS quand il reste 15 %, une nuit suffit pour le recharger à 100 %. L’éleveur reçoit aussi une alerte si le collier est perdu, celui-ci est ensuite géolocalisable via l’application pour le retrouver à l’endroit précis où il est tombé.

L’IVV amélioré de 20 jours

Une application sur smartphone permet d’avoir un état des lieux de la reproduction. Les vaches et les génisses sont répertoriées dans 4 modules : cyclés, gravides, en chaleur, inséminées. 21 jours après la première détection de chaleur si le taureau ne redétecte pas de chaleur, la vache passe dans le module gravide. Pour chaque animal, on y retrouve la date d’insémination, le nombre de jours de gestation ainsi que la date prévue pour le vêlage. « Je peux aussi noter des commentaires sur chaque vache, ce qui permet de se rappeler certains événements particuliers lors du vêlage précédent. »

Les vaches sont identifiées avec une boucle auriculaire électronique, dès que le taureau est à proximité. Son collier enregistre l’activité et un algorithme détermine si la femelle est en chaleur.

Aujourd’hui, les échographies ne sont plus systématiques ce qui évite de stresser et de perturber les vaches. Elles sont échographiées après la 2e saillie non fécondante afin de définir quel est le problème, de le régler ou de réformer. « Je n’ai plus de vaches vides dans le cheptel, je peux détecter précocement les vaches à problèmes. Je gagne aussi beaucoup de temps depuis que je n’ai plus à surveiller les chaleurs. » Avec un IVV à 372 jours, les éleveurs ont gagné 20 jours depuis qu’ils utilisent le détecteur de chaleurs. « Cela m’a aussi permis de détecter la stérilité d’un taureau au bout de 21 jours quand j’ai constaté que toutes les vaches revenaient en chaleur. »

Un détecteur amené à se développer en élevage laitier
Ce système n’est pas utilisé par les éleveurs laitiers français qui commencent tout juste à s’y intéresser. Par contre, en Irlande, il est très courant. Le collier est mis sur un taureau vasectomisé permettant de définir le moment idéal pour inséminer la vache. « Plus les systèmes s’extensifient avec une part importante de pâturage, plus on aura besoin de ce genre de technologie car il est plus difficile pour l’éleveur d’observer les chaleurs que lorsque les animaux sont en stabulation. » Il faut compter un taureau équipé pour 50 vaches, mais s’il y a 2 périodes de vêlage 1 seul collier peut suffire pour 100 vaches. Son coût modéré de 1 200 € pour un collier et 50 boucles est aussi un gros avantage comparé à certaines technologies de détection des chaleurs du marché.
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