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Les légumes dopés par la mobilité des tunnels

Rosélène et Nicolas Pierrefixe produisent des légumes bio sur 6 000 m2 à Monterblanc. Les quatre tunnels mobiles permettent d’optimiser la production.

C’est en Normandie, lors de leur formation, que les deux maraîchers ont découvert l’intérêt des tunnels mobiles. Ils en ont installé quatre de 14 mètres de longueur sur 8 mètres de large sur leur ferme de 2 hectares. Ces tunnels sont fixés sur des rails de 28 mètres. La mobilité permet deux options : l’une couverte, sous l’abri, l’autre en conditions de plein champ. « Certains tunnels bougent trois fois par an. Les assolements et les rotations sont très précis. La mobilité permet d’accroître la durée de production, de réaliser des économies d’eau, d’implanter des couverts végétaux en conditions de plein champ et d’améliorer l’état sanitaire des cultures ; les ravageurs peuvent être gênés par le changement de conditions ». Trois tunnels fixes de 350 m2 au total complètent la surface sous abri.

Production des plants

Les maraîchers ont 7 sept ans de recul (trois pour les tunnels mobiles). Ils ont investi 60 000 € hors foncier à leur installation (petits matériels de culture, forage, irrigation…). « Nous avons un petit tracteur mais nous travaillons également la terre en traction animale, avec une jument. La ferme fonctionne quasiment en autonomie car nous produisons nos plants ». Un petit hangar, repris à l’installation, permet de stocker et de conditionner les légumes. « Nous n’avons pas de chambre froide car la production est écoulée en direct, sur deux marchés hebdomadaires. Chacun d’entre eux représente cinq heures de présence. En été, en pleine période de production, certains légumes sont vendus à la Biocoop ». Les maraîchers ont affiné les assolements pour réguler la production en fonction de leurs débouchés, plus réguliers sur leur zone de chalandise que sur la côte. « Nous avons travaillé sur l’ergonomie. Nous faisons 40 à 45 heures de travail par semaine tous les deux, pour garder du temps pour nos enfants. Cela nécessite beaucoup de rigueur et d’organisation ». Ils s’accordent quelques périodes de vacances en hiver et ne travaillent pas les weekends, sauf en été. Un verger de 3 000 m2 va entrer progressivement en production.
70 poules pondeuses produisent des œufs, également vendus sur les marchés. Après quelques premières années difficiles, ils retirent désormais deux revenus de leur activité.

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