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Paille ensilée pour hachage de qualité

Ensiler et presser sa paille directement au champ, une solution développée par Didier Le Gallic. Le procédé dépoussière la paille, et intéresse les éleveurs.

« Avec le broyage de la paille par ensileuse au champ, nous pouvons intervenir tard dans la nuit, jusqu’à l’arrivée de la rosée », explique Didier Le Gallic, entrepreneur installé à Treffrin (22). Au volant de son ensileuse, la machine avale les andains de paille, la goulotte vise un cône positionné en amont de la presse. La paille broyée est pressée en balles de 2,4 m, sur 1,2 m de hauteur et de 70 cm d’épaisseur. A destination de paillage de poulailler, la technique séduit les éleveurs de la région, le procédé produisant des balles avec moins de poussière.

Un hachage régulier

« D’autres techniques existent, comme des couteaux sur la presse ou des broyeurs sous flèche. Ces procédés fonctionnent très bien, sous réserve que de conditions chaudes en pleine journée, pour que la paille soit cassante. De plus et en cas d’andains écrasés par la moissonneuse ou par les remorques, les couteaux passent au-dessus de ces andains, la paille est alors récoltée entière par le pick-up, sans être coupée ». Les broyeurs sous flèche ont été écartés par l’entrepreneur à caude de la poussière qui reste dans les brins une fois hachés.
L’ensileuse, équipés d’un pick-up de 3 m, ramasse tous les brins de paille et les hache très régulièrement.
Piloté depuis la cabine de l’ensileuse, la longueur des brins peut être augmentée ou diminuée. Sur ce chantier, des brins de 2 à 7 cm sortent de la goulotte.

Proposant ce procédé depuis 5 ans, Didier Le Gallic a apporté plusieurs modifications à sa presse. « Elle est équipée d’une soufflerie pour envoyer la poussière dans l’atmosphère ». Le cône, réalisé par un chaudronnier, est tapissé de téflon pour faire glisser les brins. Une tôle gaufrée à l’intérieur du canal freine l’arrivée de la paille. Le débit dans la presse est donc plus régulier, « les bottes sont plus compactes ».

Destination élevage

Derrière une moissonneuse de 9 m de largeur de coupe, les andains de paille sont broyés par l’ensileuse à une vitesse maximale de 12 km/h. Si la majorité des pailles broyées sont à destination d’élevages avicoles, avec des litières qui croûtent moins et par conséquent moins de problèmes de pododermatites, certains producteurs de lait apprécient ces brins courts soit pour les rations des bovins, soit pour les étaler sur les logettes. Les bottes parallélépipédiques pèsent entre 350 et 380 kg. « Fragiles, elles demandent à être manipulées avec un pique-bottes de 1,20 m d’écartement entre les doigts », conseille Didier Le Gallic pour ne pas que la botte se délite lors de manipulations. Côté tarif, la prestation ensilage et pressage est facturée 15 € HT la botte.

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