Cultures

Le retour des doryphores

Importé d’Amérique du Nord, le doryphore de la pomme de terre est arrivé en France dans les années 1920.
Des printemps secs favorisent son développement. Ce coléoptère consomme essentiellement le limbe des feuilles de pomme de terre et autres solanacées (tomate, aubergine, poivron, morelle…). Les larves et les jeunes adultes sont très voraces : 100 doryphores au cours de leur vie dévorent près d’un demi-kilogramme de végétal. En cas de forte invasion, le rendement des pommes de terre est très réduit (jusqu’à 50 % pour 40 larves par plante).

Dès que la température du sol dépasse 10°C, les survivants qui ont hiberné en profondeur sortent de leur période de diapause. Les doryphores adultes sont très mobiles et peuvent parcourir plusieurs dizaines de kilomètres. Les œufs, de teinte rose orangé, sont déposés le plus souvent par paquets de 20 à 50 à la face inférieure des feuilles ou sur le sol. Attention à ne pas les confondre avec la nymphe de la coccinelle à 7 points qui est grise avec des taches orangées et deux rangées de ponctuations noires sur le dessus. De plus, les œufs de coccinelle sont plus petits et plus allongés.

Le traitement peut être déclenché dès l’observation de 2 foyers pour 1 000 m² (1 foyer = 1 ou 2 plantes avec au moins 20 larves). Toutefois, pour réduire les populations, il faut en premier lieu mettre en œuvre des mesures prophylactiques comme la rotation de pomme de terre tous les 4 ans pour éliminer les adultes hivernant dans le sol.

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