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La réforme normande se veut haut de gamme

Née en Ille-et-Vilaine, l’association « Ma normande locale » s’étend désormais au Grand Ouest. Elle vise à structurer l’offre de viande de qualité et à redonner une plus-value aux éleveurs.

Les enquêtes le démontrent : les consommateurs veulent manger de la viande de qualité et de proximité, y compris en restauration collective et commerciale. Les faits le confirment : 112 vaches normandes ont été vendues dans le réseau « Ma normande locale », depuis sa création, il y a seulement quelques mois, en Ille-et-Vilaine. Pas n’importe quelles vaches. « Ce sont des femelles de réforme, taries et engraissées. Elles doivent peser entre 350 et 450 kg, classées de O à R- », indique Jean-Yves Ogé, président du syndicat Normand 56. La valeur ajoutée est au rendez-vous : 40 centimes environ du kilo, soit 140 à 180 € de plus que le marché. Présentée à l’assemblée générale du syndicat, elle a séduit la très grande majorité des éleveurs. « Au-delà de la plus-value, il y a aussi une certaine fierté de fournir un produit haut de gamme ».

Formation des éleveurs

Une trentaine d’éleveurs brétilliens adhèrent à l’association. Leurs animaux sont abattus dans deux structures d’Ille-et-Vilaine. Trois distributeurs écoulent les produits dans des cantines scolaires (Saint-Malo) ou dans des restaurants locaux. Tous les éleveurs bretons intéressés par la démarche suivront une formation, avec visite à l’abattoir, pour être capable d’évaluer les carcasses de leurs animaux et de répondre aux exigences du cahier des charges. La qualité de la viande, notamment du persillé, est à ce prix.

CONCOURS NATIONAL NORMAND
Le concours national normand aura lieu les 19, 20 et 21 juillet à Mayenne. 9 vaches morbihannaises, provenant de 7 élevages, participeront à une compétition qui réunira 200 animaux.
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