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Maxi pâturage et maïs toute l’année

Sur l’exploitation d’Étienne et Jean-Yves Lerétrif, les vaches pâturent au maximum, mais reçoivent toute l’année 2 à 4 kg MS de maïs en plus. Aucun correcteur azoté n’est apporté.

Étienne et Jean-Yves Lerétrif, père et fils associés dans le Gaec Collines et prairies à Montreuil-sous-Pérouse (35), misent avant tout sur l’herbe pour leur élevage de 90 vaches laitières sur une SAU de 110 ha (production de 492 000 L). Avec l’arrivée d’Etienne, l’exploitation a été convertie en bio entre 2016 et novembre 2018. L’an passé, l’assolement était constitué de 80 ha de prairies temporaires (RGA – trèfle blanc – trèfle hybride), de 20 ha de prairies permanentes et de 10 ha de maïs.

« Je travaillais déjà avec beaucoup d’herbe, mais avec la construction du nouveau bâtiment au cœur des parcelles obtenues suite à l’installation d’Étienne, nous avons encore augmenté le pâturage. Nous disposons de 43 ha tout en herbe autour de ce bâtiment pour les vaches laitières », a précisé Jean-Yves Lerétrif lors d’une porte ouverte organisée par Agrobio 35 le 15 mai. « Nous essayons de les faire pâturer jusqu’au 10 décembre au moins et le déprimage commence ensuite le plus tôt possible, début février. L’objectif en début de saison est que les vaches soient passées une fois dans tous les paddocks accessibles avant le 5 avril. Cette année, les vaches ont couché dehors jusqu’au 3 décembre et ont recommencé à le faire le 16 février. Ce n’est toutefois pas possible tous les ans », note Étienne Lerétrif.

Apport d’herbe stockée en fonction du pâturage

« Pour éviter que les vaches ne maigrissent, nous gardons toute l’année un peu de maïs à l’auge, soit en plante entière (ensilage ou bouchons), soit les épis (ensilage). Nous distribuons entre 2 et 4 kg MS de maïs. Et selon ce que les vaches ont mangé au pâturage, nous complétons avec de l’ensilage ou de l’enrubannage. Nous apportons aussi un peu de foin l’été. Sur janvier-février, la ration est constituée de 12 kg MS d’ensilage d’herbe et de 3 kg MS de maïs épi, avec éventuellement du foin. » Les éleveurs ne distribuent aucun correcteur azoté. « Les protéines de la ration sont fournies par l’herbe. Le bol mélangeur permet d’apporter dans le même repas de l’ensilage d’herbe et de l’enrubannage sans que les animaux ne trient », apprécient les producteurs.

Topping une fois par an

Pour valoriser au mieux l’herbe, ils utilisent des repères : 18 – 20 cm sur feuilles tendues à l’entrée des animaux et 4 – 6 cm à la sortie. « Les vaches restent entre 2 et 2,5 jours/paddock en moyenne. Le temps de retour peut être de 25 jours en pleine pousse à 60 jours sur les périodes moins poussantes. En été, nous utilisons un fil avant. Environ une fois par an, nous pratiquons un topping (fau-che-broute) sur les pâtures pour gérer l’épiaison », ajoutent les éleveurs. Les vaches taries et les génisses, ainsi que le troupeau allaitant basé sur 10 mères blondes d’Aquitaine (vente directe), pâturent aussi beaucoup, autour du bâtiment historique de l’exploitation à 2 km ou sur d’autres parcelles dans un rayon de 2,5 km.

Les veaux croisés, 15 jours sous la mère
Sur la dernière campagne, les vaches ont produit en moyenne 5 400 L avec un TP de 32 et un TB de 40. « Pour améliorer les taux, mais aussi gagner en précocité et fertilité, nous commençons des croisements en Jersiaise pour le renouvellement, avec de la semence sexée », précisent les producteurs. Les IA sont concentrées pour avoir des vêlages du 20 août à début décembre et conduire les génisses en lot. L’objectif est d’avoir des vêlages à 2 ans. La Jersiaise va aussi permettre davantage de rusticité et de résistance aux mammites, fréquentes en fin d’hiver sur l’aire paillée. Les autres femelles sont en monte naturelle avec le taureau blond d’Aquitaine. Elles gardent leurs veaux avec elles pendant une quinzaine de jours, avant la vente.
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