Coopératives

Les assemblées territoriales, au cœur de la vie coopérative

Les assemblées générales territoriales sont des temps forts de la vie de Triskalia. Du 13 au 16 mai, elles permettront d’apporter des réponses aux adhérents sur leur avenir et celui de leur coopérative, notamment dans le cadre du projet d’union avec le Groupe d’aucy. Denis Le Moine, administrateur de Triskalia et président de la section territoriale de Lamballe, nous en dévoile l’esprit.

Pouvez-vous nous rappeler l’importance de ces assemblées de sections territoriales ?

Lors des assemblées territoriales, les administrateurs (ici Denis Le Moine) présentent les activités de la coopérative et du territoire.

Denis Le Moine : Les assemblées générales de sections, qu’elles soient spécialisées par métier ou territoriales, sont au cœur même du fonctionnement de la coopérative. Être sociétaire d’une coopérative, ce n’est pas seulement s’approvisionner auprès d’elle ou lui livrer son lait, ses porcs, ses céréales… comme cela pourrait être le cas avec une entreprise privée. En tant que détenteur de parts sociales, nous, adhérents coopérateurs, en sommes copropriétaires. Ce statut nous donne la possibilité de nous exprimer, de nous impliquer, à des degrés différents, dans les décisions prises par la coopérative, lors des différentes assemblées générales spécialisées, territoriales ou encore à l’assemblée générale plénière. Ces parts sociales nous donnent surtout le droit de voter et d’élire nos représentants dans les instances de gouvernance, qu’ils soient conseillers de section ou administrateurs siégeant au conseil d’administration de la coopérative. Ainsi, tous les métiers et toutes les régions sont représentés dans cet organe de décision, qui définit la stratégie et en délègue la mise en application à l’équipe de direction. Régulièrement dans l’année, vous animez le conseil de votre section, à Lamballe.

De quoi s’agit-il ? De quoi débattez-vous ?

D. L.-M. : Les représentants élus en assemblées se réunissent 3 à 4 fois par an. Ces réunions ont pour objectif d’informer les conseillers sur l’activité de Triskalia et les faits marquants autour de l’agriculture, de réfléchir et d’échanger sur l’actualité… La régularité de ces conseils permet aux élus, non seulement de suivre la bonne marche de la coopérative sur leur secteur, mais également de faire remonter rapidement les préoccupations des adhérents.
Ils interviennent régulièrement, pour demander des précisions, pour soulever des problèmes sur le secteur, commenter les chiffres, élargir le débat, voire faire des remarques sur les décisions prises et les stratégies suivies. Ils ne sont pas forcément d’accord avec tout. Chacun a ses idées. Ces réunions sont vraiment l’occasion de les défendre, de faire bouger les choses et d’en débattre. Ces conseils, qu’ils soient spécialisés ou territoriaux, sont des moments privilégiés pour maintenir la proximité avec le terrain et ce que vivent les adhérents au quotidien.

Quelle est l’ambiance de ces conseils ?

D. L.-M. : Les conseils se déroulent dans une très bonne ambiance, sans question taboue. Je ressens à la fois quelques inquiétudes de la part des conseillers, mais aussi la volonté d’aller de l’avant. Les interrogations sont plus nombreuses : agribashing, avenir de la Pac, distorsions de concurrence, séparation du conseil et de la vente… Mais, j’ai en face de moi des conseillers responsables et qui croient en leur avenir et en l’avenir de l’agriculture en général. Ils sont conscients que leur façon de travailler demain sera différente de celle d’aujourd’hui. Ils attendent de Triskalia, et surtout de la future Union, un accompagnement bien sûr, mais aussi d’adapter véritablement les structures aux attentes des adhérents.

Dans ce contexte, quels seront les thèmes abordés dans les assemblées ?

D. L.-M. : Dans une coopérative les personnes élues par les adhérents pour les représenter doivent leur rendre compte des résultats de l’année écoulée et des grandes orientations de l’entreprise. La partie statutaire obligatoire consiste à présenter les comptes de la coopérative, à renouveler les conseillers de section et à désigner les représentants délégués à l’assemblée générale.

Pour les adhérents, les assemblées sont aussi un moment de rencontre privilégié avec les dirigeants de la coopérative, pour s’informer et échanger. Le président, Georges Galardon, et le directeur général, Dominique Ciccone, attachent beaucoup d’importance à ces contacts directs et simples. Cette année, dans le cadre du projet d’Union, qui devrait voir le jour le 1er juillet prochain, nous accueillerons Serge Le Bartz, président du Groupe d’aucy, pour nous présenter la coopérative et échanger sur le projet. Les dirigeants présents lors de la table ronde auront véritablement à cœur de mettre en avant la manière dont le nouveau groupe entend accompagner les adhérents et adapter son fonctionnement pour plus d’efficacité.

Le futur groupe Eureden peut-il encore incarner les valeurs coopératives ?

D. L.-M. : Nous, les administrateurs, en sommes convaincus car le souci de décentralisation, d’information, de transparence et de proximité avec les adhérents permet de maintenir les objectifs d’équité, de contrôle démocratique, de participation et au final d’écoute et de respect des hommes. Aujourd’hui, cet esprit peut s’illustrer efficacement dans le rôle que nous, futur groupe de dimension internationale, pouvons jouer en termes d’innovations, de réponses aux attentes sociétales, de traçabilité des aliments, d’aménagement du territoire ou d’installation des jeunes… Cette Union doit, pour moi, être une place forte pour l’avenir de l’agriculture bretonne.

Propos recueillis par Hervé Soubigou / Triskalia

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