Machinisme et équipements

Équipé pour la pulvérisation de nuit

Les conditions idéales de traitement sont bien souvent réunies de nuit. Denis Hamon a fait le choix de s’équiper d’un pulvérisateur automoteur pour optimiser ces applications, à l’heure où le soleil se couche.

Les conditions idéales de températures, d’hygrométrie et de vitesse des vents ne sont pas toujours atteintes en pleine journée. La nuit, ces 3 facteurs sont souvent mieux respectés, permettant des pulvérisations de protection phytosanitaires de meilleures qualités. Denis Hamon, jeune entrepreneur installé à Pédernec (22), propose dans ses services l’application de fongicides sur les céréales. Il s’est récemment équipé d’un pulvérisateur automoteur Fendt Rogator 645, qui assure un travail de qualité, sur une grande largeur.

Mesurer l’hydrometrie

Les chantiers de pulvérisation démarrent vers 21 h. Denis Hamon apprécie ce travail de nuit car « si une buse se bouche, on la voit tout de suite, contrairement à une situation en pleine journée. C’est aussi moins fatigant pour la vue ». En dessous d’une hygrométrie de 70 %, l’entrepreneur considère qu’une des conditions pour une pulvérisation de qualité n’est pas respectée, il préfère alors stopper le chantier.

Équipé d’une station météorologique au siège de l’entreprise et en cabine, cette hygrométrie est toujours mesurée. « Parfois, je suis obligé de cesser le chantier, vers minuit, quand le degré d’humidité de l’atmosphère est trop élevé ». Une pause dans la nuit, pour un redémarrage de 3 h jusqu’à 7 h, au petit matin. En respectant ces bonnes conditions, une réduction des doses appliquées est rendue possible. « C’est aussi un respect pour les personnes environnantes, comme les riverains ».

Autonome en eau

Pas de temps à perdre entre les chantiers nocturnes. Le pulvérisateur automoteur atteint une vitesse sur route de 60 km/h. Au champ, la vitesse d’avancement est de 25 km/h, ce qui donne un rendement en instantané en pulvérisation de 50 à 60 ha par heure. Chaque porte-buse dispose de 4 buses, qui sont sélectionnées automatiquement suivant la vitesse d’avancement et le volume de bouillie/ha choisi. Le système Double Dual Select optimise ce choix de buse et agit sur la taille des gouttelettes, par injection d’air. Le brouillard ainsi pulvérisé la nuit s’adapte aux conditions, « les gouttes sont plus grosses en zone littorale pour éviter la dérive ».

Pour gagner en autonomie, l’automoteur est équipé d’un crochet automatique pour tracter une cuve d’eau de 10 000 L. Additionnée à la cuve propre au pulvérisateur, l’autonomie en eau de l’ensemble est alors de 160 ha. Des points d’eau situés sur sa zone de chantier viennent refaire les appoints nécessaires. Côté machine, les manœuvres en bout de champ sont facilitées par un rayon de braquage très réduit, de 3,14 m. Cinq radars viennent corriger la hauteur des rampes, pouvant alors s’adapter à des actions spécifiques, comme pour la protection insecticide des colzas ou la lutte contre les pyrales sur maïs.

La grande largeur pour des économies d’intrants

Les rampes de 36 m de l’engin balaient rapidement les parcelles. « On ne pulvérise pas à perte, car il y a du coup moins de passages de roue. Au final, c’est plus de rendement pour l’agriculteur, moins de tassage de sol, et une réelle économie d’intrants ». Le pulvérisateur sait aussi s’adapter au petit parcellaire et à la demande de la clientèle : les rampes peuvent pulvériser dans une largeur de 18, 24 ou 36 mètres. « Les largeurs de pulvérisation en 18 ou 24 m intéressent aussi les agriculteurs travaillant dans cette largeur avec les tonnes à lisier ».

L’entreprise propose en plus de cette prestation de pulvérisation des contrats annuels, des services en ligne comme une traçabilité de la parcelle. Les prestations d’application de solutions phytosanitaires sont réservées aux grandes cultures, les cultures légumières, plus spécifiques, demandent une vigilance accrue vis-à-vis des phytotoxicités.

La préconisation d’Arvalis
L’hygrométrie est favorable lorsqu’elle dépasse 60 %. Elle limite la volatilisation des gouttelettes et améliore l’hydratation de la surface foliaire. D’après l’arrêté du 12 septembre 2006, le vent ne doit pas dépasser 19 km/h. En effet, un vent soutenu provoque une dérive des gouttelettes de pulvérisation et peut également dessécher les surfaces foliaires. Il est recommandé de traiter autant que possible par temps calme. Il faut s’assurer d’une absence de pluie dans les trois heures qui suivent le traitement.
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