À Sarzeau, une convention protège le foncier

Sarzeau tente de concilier agriculture, tourisme et accueil de nouveaux résidents. L'élevage, surtout conventionnel, en fait les frais. L'agriculture biologique tire son épingle du jeu. - Illustration À Sarzeau, une convention protège le foncier
Sarzeau tente de concilier agriculture, tourisme et accueil de nouveaux résidents. L'élevage, surtout conventionnel, en fait les frais. L'agriculture biologique tire son épingle du jeu.

A Sarzeau, la pression foncière était forte. Pas toujours à l’avantage de la quarantaine d’agriculteurs. Une convention signée entre la commune et la Safer protège désormais les terres agricoles. [caption id=”attachment_39265″ align=”alignright” width=”167″] Jean-Yves Couëdel[/caption] « C’est un outil formidable. Avant la signature de cette convention avec la Safer, les terres étaient souvent accaparées pour les loisirs ou pour la chasse », indique Jean-Yves Couëdel, agriculteur et conseiller municipal. Quelques hectares pour des chevaux de particuliers. — « Ils ont les moyens d’acheter… » —, et des parcelles laissées volontairement en friches par les chasseurs. Aujourd’hui, quand un agriculteur intéressé n’a pas les moyens d’acheter au moment de la mise en vente de terres ou s’il n’y a pas d’acheteur (exploitant), la commune préempte. « Elle peut acheter ces parcelles pour favoriser l’installation d’un jeune ou louer à des fins agricoles. Cette politique a un coût pour la commune mais elle offre une véritable maîtrise du foncier pour protéger l’agriculture ». Moins de spéculation De plus, le PLU, réalisé il y a une dizaine d’années, a calmé les propriétaires. « Désormais, il y a bien moins de spéculation. Ils proposent même directement leurs biens à la mairie quand ils veulent vendre. Souvent ce sont de petites parcelles ». De fait, le nombre d’actifs agricoles se maintient sur la commune. Des jeunes s’installent sur des projets d’agriculture biologique, souvent en vente directe. L’afflux touristique, notamment en été, offre des débouchés suffisants, notamment en maraîchage. Végétalisation Les porteurs de projet sont nombreux, supérieurs aux possibilités d’installation. « Il y a quand même quelques difficultés à prendre en compte, relatives au secteur géographique. Les terres ne sont pas toutes de bonne qualité. Les jeunes ne peuvent pas construire une maison d’habitation. Les hangars existants, qu’ils pourraient convoiter, sont souvent utilisés pour abriter des caravanes… ». Les agriculteurs « historiques » ont, en majorité, converti leurs…

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