Energies et environnement

Triskalia met les gaz sur la méthanisation

Triskalia lance un accompagnement en groupes en vue d’un développement en « série » de méthaniseurs.

Aujourd’hui, le coût d’installation d’un méthaniseur demeure élevé, avec une réflexion plutôt menée individuellement sur les fermes. « Nous souhaitons favoriser une approche en groupes d’agriculteurs. C’est plus sécurisant de se lancer à plusieurs et cela va permettre des économies d’échelle, des commandes groupées sur les pièces détachées, les contrats de maintenance… », explique Jean-François Appriou, président de la commission Planète Positive de Triskalia.

De gauche à droite : Jean-François Appriou, Triskalia et Gilles Petitjean, l’Ademe Bretagne.
De gauche à droite : Jean-François Appriou, Triskalia et Gilles Petitjean, l’Ademe Bretagne.

Tendre vers un standard et massifier

La coopérative a été retenue dans le cadre d’un appel à projets « Opérations groupées de méthanisation » lancé par l’Ademe et la Région Bretagne, visant la mise au point d’une offre industrielle compétitive. « La Bretagne compte 81 installations en fonctionnement. Nous sommes loin des objectifs nationaux », souligne Gilles Petitjean, directeur de l’Ademe Bretagne. « La méthanisation agricole participe à une économie verte et circulaire. Elle valorise les effluents d’élevage, produit une énergie renouvelable et limite le rejet des gaz à effet de serre. »

L’Ademe et la Région vont aider au financement de cet accompagnement à hauteur de 25 000 € chacun. Concrètement, les groupes vont être lancés début 2019. « Chaque agriculteur intéressé, qu’il soit en production laitière, porcine, avicole, pourra s’associer à un projet-type correspondant à son exploitation. Ils pourront s’orienter vers de la micro-méthanisation, de la cogénération, de l’injection dans le réseau… », souligne Mathieu Dufour, responsable méthanisation chez Capinov, filiale de Triskalia. Le groupe ne part pas de zéro. « Depuis 5 ans, nous accompagnons les agriculteurs intéressés par la méthanisation, de l’étude de faisabilité au démarrage du projet. 150 diagnostics ont été réalisés et près de 25 projets ont abouti. »

Aujourd’hui, le concept a atteint une maturité, la rentabilité est là… « La méthanisation peut permettre une activité complémentaire sur les exploitations et générer des économies d’engrais minéral. Nous partons plutôt vers des systèmes autonomes à 90 – 95 % en déchets organiques. Il est ensuite plus simple d’arbitrer les opportunités d’apports extérieurs (tontes, déchets des industries, des GMS…). »

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Un commentaire

  1. Bonjour,
    Les groupements désirés par Triskalia montrent bien que leur seule recherche est la rentabilité, pas l’environnement. La méthanisation doit être envisagée au cas par cas, et en fonction de l’environnement local. Le “format” appauvrira les terres, qui ont de plus en plus besoin d’être amendées et ne trouveront plus de végétaux pour cela avec ces plans de méthanisation à outrance. Allez voir les fiches explicatives du Collectif Scientifique Méthanisation raisonnée: https://twitter.com/CSNM9
    sincèrement

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