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Un concours national qui a du chien

La finale nationale de chiens de troupeau se tiendra en août à Carhaix, l’occasion de promouvoir l’utilisation de chiens en élevage.

Si le chien est souvent considéré comme le meilleur ami de l’homme, le Border-Collie est sans doute l’allié préféré des éleveurs. « C’est la seule race sélectionnée depuis 130 ou 140 ans pour ses aptitudes à mener un troupeau », note Robert Rivalain, expert confirmateur pour la race. Le Finistérien prépare avec l’association ABC 29 (Association finistérienne du Border-Collie) la finale nationale des chiens de troupeau, qui se tiendra en terres bretonnes le 12 août prochain.

21 qualifiés de toute la France

Le site de Kerampuil de Carhaix (29) a été choisi pour accueillir l’événement. Au programme, 21 concurrents s’élanceront avec leur animal pour décrocher le sacre. « Chaque participant démarre avec un capital de 110 points », explique Guy Mevellec, président d’ABC 29. Chaque faute est alors pénalisante pour le couple maître/chien, sur un parcours semé d’exercices. « Le chien doit dans un 1er temps aller chercher le troupeau positionné à 250 m, pour le ramener d’une façon la plus rectiligne possible. Les vaches doivent ensuite effectuer un parcours, avant de finir dans un couloir de contention ». Différents exercices sont ensuite réalisés, comme un contournement de piquet ou une montée dans une bétaillère, le tout dans un délai de 25 minutes.

Des exercices utiles aux éleveurs

L’exécution de ces différentes épreuves est loin d’être anodine pour les éleveurs, chacune se rapprochant de tâches quotidiennes d’un éleveur. « Le passage dans un couloir de contention est un exercice aussi pratiqué par les agriculteurs, pour des raisons prophylactiques. Le chien de troupeau est aussi capable de repousser le troupeau, alors que c’est antinature pour lui, car il est naturellement encercleur ou rabatteur. Pousser les vaches est très utile pour ouvrir une clôture et apporter du fourrage ou de l’eau au troupeau ». Les troupeaux mis à disposition pour ce concours national proviennent de trois élevages de Prim’Holstein, de Briec, Lannédern et Dirinon.

« Cette race laitière n’est pas la plus simple à mener, l’instinct grégaire n’est pas prononcé, contrairement à un troupeau de vaches allaitantes, plus maternelles », observe Robert Rivalain. Chaque concurrent devra évoluer avec un lot de cinq génisses, et ces lots ne pouvant être présenté aux concurrents que deux fois. « Un lot qui serait présenté trois fois ne contesterait plus le chien et serait habitué aux exercices ». Dans la même idée, les lots sont composés de cinq génisses, car « cinq bovins se comportent en troupeau. À quatre, ce sont quatre individualités », conclut le spécialiste canin.

Des bons chiens qui s’ignorent
« Quand on dresse un chien, on ne fait que mettre des mots sur des aptitudes », explique Guy Mevellec. Et Robert Rivalain d’ajouter que « l’on ne fabrique pas de bons chiens de troupeaux. Pour un éleveur, utiliser un chien non dressé équivaut à utiliser un tracteur à 4 roues motrices sans enclencher le pont avant », illustre t-il. Des formations sont proposées tout au long de l’année par les associations bretonnes de Border Collie, ou par la Chambre d’agriculture, avec des niveaux débutant ou confirmé. Pour les départements Finistère, contacter Catherine Lucas, Chambre d’Agriculture au 02 98 41 33 12 ; pour le Morbihan : Pascale Guillermic, Chambre d’agriculture, 02 97 36 13 33 ; pour les Côtes d’Armor, Guy Martinon d’ABC 22, au 02 96 32 62 89 ; pour l’Ille-et-Vilaine, l’association ABC 35.

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