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Le valet de ferme travaille en silence

Jos Kok, éleveur à Bannalec (29), utilise un valet de ferme sur son exploitation laitière, depuis fin 2015. Il apprécie tout comme ses vaches de travailler en silence et sans générer de gaz d’échappement. L’engin articulé est très maniable et l’éleveur lui a trouvé un grand nombre d’utilisations.

« En 2014, Weidemann parlait déjà de l’arrivée d’un engin électrique. Je voulais remplacer mon petit tracteur qui servait aux travaux de tous les jours dans la stabulation des laitières », raconte Jos Kok installé depuis 12 ans en production laitière biologique. Fin 2015, l’éleveur investit 38 000 € dans un valet de ferme électrique et ses équipements. « C’est environ 25 % plus cher qu’un même modèle avec moteur thermique mais c’est bien plus agréable à utiliser et c’est aussi plus économique sur le long terme. »

Jos Kok, éleveur à Bannalec et Christophe Perret, directeur commercial de Weidemann France
Jos Kok, éleveur à Bannalec et Christophe Perret, directeur commercial de Weidemann France

Le tracteur ne rentre plus dans la stabulation

Jos Kok apprécie de travailler en silence autour de ses vaches et de ne plus produire d’émissions polluantes dans ses bâtiments d’élevage. « Je ne vais plus du tout avec le tracteur dans la stabulation. » Malgré sa petite taille, le valet de ferme électrique est aussi puissant que son équivalent en moteur diesel. « La puissance totale de 16,5 kW électrique correspond à une puissance thermique de 33 chevaux. L’avantage de l’électrique est que nous avons tout de suite la pleine puissance. La machine est dotée de 2 moteurs électriques autonomes : un pour le système de propulsion et l’autre pour l’hydraulique de travail. Ceci minimise la consommation d’énergie, la puissance n’étant consommée qu’au moment où elle est vraiment utilisée », décrit Christophe Perret, directeur commercial de Weidemann France. Il précise que la charge de basculement de l’engin est de 1,5 tonne. « J’utilise environ 1 000 bottes de foin et de paille par an. Je les descends 2 par 2 du hangar de stockage, les bottes de foin pèsent autour de 400 kg chacune soit 800 kg en bout de fourche et l’engin l’accepte facilement », explique Jos Kok.

La charge de basculement de l’engin électrique est de 1,5 tonne, ce qui lui permet aisément de descendre les bottes de paille 2 par 2 du hangar de stockage
La charge de basculement de l’engin électrique est de 1,5 tonne, ce qui lui permet aisément de descendre les bottes de paille 2 par 2 du hangar de stockage

« La MSA devrait subventionner ce type d’engin »

L’engin articulé est très maniable et l’éleveur lui a trouvé un grand nombre d’utilisations possibles : distribuer le foin aux laitières, charger de la paille dans la pailleuse, passer le rabot dans la stabulation, transporter la cuve de 1 000 L de petit lait jusqu’à la fromagerie, curer le fumier, pousser le fourrage. « L’hiver après la traite, les vaches vont directement manger au cornadis : pousser le foin avec le tracteur est une opération délicate car la roue passe au ras des têtes. Avec le valet de ferme ce n’est plus un souci grâce à la lame bien plus large que l’engin. » Le valet de ferme n’est pas très haut, c’est donc très facile de monter et de descendre. « Depuis que je l’utilise, j’ai beaucoup moins mal aux genoux. J’ai aussi moins mal au dos car au lieu de porter des charges (sacs ou autres), je prends le valet de ferme pour le faire. D’ailleurs rien que pour ces 2 raisons, la MSA devrait subventionner ce type d’engin à hauteur de 10 à 15 % », commente l’éleveur.

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7 heures d’utilisation par semaine

Jos Kok estime utiliser son valet de ferme électrique 7 heures par semaine. L’engin est rechargé une fois tous les 5 jours. « Concernant la durée de vie de la batterie, nous indiquons aux clients qu’elle est d’environ 1 200 recharges », précise le directeur commercial de Weidemann. L’entretien est très simple, il n’y a pas de vidange moteur à faire ni de filtre à changer. Il faut seulement le graisser, faire la vidange hydraulique et des ponts régulièrement. Le valet de ferme est rapidement devenu indispensable sur l’exploitation et Jos Kok ne ferait plus sans. « Au départ, les éleveurs n’imaginent pas tout ce qu’ils peuvent faire avec cet engin. Mais très vite ils se rendent compte que c’est stable, maniable, polyvalent et puissant malgré son petit gabarit. Chacun va y trouver des utilisations spécifiques à son exploitation. De plus, il existe toute un gamme de matériels qui s’adaptent à l’avant : pailleuse de logettes, balayeuse, rabot, pique-bottes, godets, benne multi service, taille-haie, lamier, cage pour transporter des veaux, distributeur d’aliment… », cite en exemples Christophe Perret.

Un surcout de 25 % qui s’amortit rapidement
Lorsqu’un éleveur travaille avec son tracteur, celui-ci reste toujours en route même lorsqu’il faut descendre pour couper les ficelles d’une botte ou réaliser une autre tâche. Le valet de ferme électrique lui s’arrête automatiquement dès que le chauffeur quitte son siège ou lorsqu’aucune commande n’est activée pendant un certain laps de temps. Il économise alors de l’énergie et le compteur d’heures s’arrête. « En schématisant, on peut dire qu’une heure avec le valet de ferme équivaut à deux heures de tracteur. Avec une consommation de carburant comprise entre 7 à 8 litres par heure, le surcoût d’un engin électrique de l’ordre de 25 % s’amortit très vite », explique Christophe Perret.
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