Economie, marchés et gestion

Le contrat d’égalité hommes/femmes a 10 ans

Le Sdaec-Terraliance était précurseur sur le sujet de l’égalité hommes/femmes en entreprise. Aujourd’hui, le service de remplacement totalise 15 % de femmes dans ses effectifs.

Pour fêter les 10 ans de son contrat d’égalité hommes/femmes, le Sdaec-Terraliance a réalisé son assemblée générale sur l’exploitation laitière du Gaec Gwen A Du à Saint-Judoce (22). « Un élevage que nous n’avons pas choisi au hasard puisque Sylvie Tranchevent, associée du Gaec, est responsable d’exploitation depuis 30 ans, administratrice au Sdaec et surtout présidente du réseau Agriculture au féminin », déclare Sylvie Le Clec’h-Ropers, directrice de la structure.

Les femmes mieux acceptées sur les exploitations

Sur 202 salariés (équivalent temps plein) en 2017, les femmes représentent 15 % des effectifs. « Je suis salariée au Sdaec depuis 27 ans et je vous assure que cela a été très dur de me faire accepter dans les exploitations. Les éleveurs considéraient que je n’étais capable que de faire la traite. Pourtant, je suis aussi très à l’aise au volant d’un tracteur et certains agriculteurs constatent même que les femmes sont moins « brise-fer » que les hommes avec le matériel », témoigne Françoise Thomas. Elle ajoute : « Aujourd’hui, je pense que les femmes sont mieux acceptées sur les exploitations. Pour moi, c’est plus facile car avec mon ancienneté, je suis connue et reconnue sur mon secteur. »

Mélissa Plaza, ancienne joueuse professionnelle de football a fait le lien entre le milieu agricole et le monde du football. « Je suis passionnée par le foot et à l’école, j’étais plus attirée par le terrain de foot que par la marelle. Mais ce n’était pas facile de se faire une place sur le carré vert lorsque l’on est une fille. J’ai dû faire comprendre et prouver aux garçons que s’ils voulaient gagner, c’était mieux pour eux de m’avoir dans leur équipe », raconte l’ancienne internationale française de foot.

Difficile de trouver de la main-d’œuvre
« Nous avons toujours des difficultés à trouver de la main- d’œuvre qualifiée, opérationnelle, motivée et qui souhaite signer un CDI », constate Éric Rault, président du Sdaec-Terraliance. Le service de remplacement et le groupement d’employeurs veulent développer l’attractivité du métier. Pour ce faire, il faut renforcer les moyens humains en interne, conforter les partenariats avec les acteurs de l’emploi et de la formation, consolider le lien avec les établissements scolaires. « Nous devons aussi être présents sur les réseaux sociaux et assurer de la visibilité du secteur et des métiers sur les salons, foires, concours, portes ouvertes… Il faut réfléchir à d’autres dispositifs à mettre en place pour parer aux difficultés de recrutement », ajoute Éric Rault.
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