Côtes d'ArmorÉlevage

2,5 millions de litres de lait au Gaec des Landelles

Au Gaec des Landelles, à Plaine-Haute (22), les 280 laitières produisent plus de 15 litres par jour de vie, en moyenne. Tour d’horizon des pratiques.
Pierre Rouault
Pierre Rouault

L’association progressive des exploitations des cinq associés est aujourd’hui une réussite, si l’on en croit Pierre Rouault, intervenant à une journée « Grands troupeaux », organisée par la marque BouMatic. Le système alimentaire est simple. Les 280 laitières ne sortent jamais au pâturage. Elles consomment 14 à 15 kg de matière sèche de maïs, 3 à 4 kg d’ensilage d’herbe et 2,5 kg de tourteau de colza. « Nous implantons une quarantaine d’hectares de RGI en dérobée (plus une vingtaine achetés chez des voisins porchers) récoltés précocement pour assurer une bonne teneur en protéines. Autour de 4,5 tonnes de matière sèche à l’hectare pour un coût de la culture de 249 € / ha ».

72 € / 1 000 L de coût alimentaire

La ration est distribuée grâce à une remorque de 38 m3, avec, en complément, un maximum de 3,5 kg de tourteaux disponibles au Dac. Le niveau d’étable atteint 9 600 kg de lait, au contrôle laitier. « Nous accordons beaucoup d’importance au coût alimentaire. En moyenne, l’élevage se situe à 72 € / 1 000 L. La maîtrise des charges passe par la production d’un maïs de qualité. Pour un rendement de 12 à 13 t de MS / ha, notre coût de production du maïs, récolte comprise, s’élève à 470 € / ha. Il est semé en strip-till, sans engrais starter, à une densité de 90 000 grains par ha ».

Le coût alimentaire se répartit entre 21 € / 1 000 L pour les fourrages et 51 € / 1 000 L pour les concentrés. « Avec les génisses, ce coût alimentaire monte à 93 €/ 1 000 L ». Les vaches font 3,5 lactations en moyenne et produisent 15,3 litres par jour de vie. Elles sont logées en logettes béton, paillées à plus de 4 kg par jour et par logette. « Ce système “fumier” nous satisfait, même si la charge de travail est importante (pas de balayeuse). C’est un plus au niveau agronomique et nous sommes en zone de bassin versant algues vertes, avec de l’urbanisation ».

Roto de 50 places

Depuis 2015, un roto de 50 places a été installé. Les associés ont opté pour une traite extérieure pour ne pas abandonner les avantages de la traite par l’arrière de l’ancienne installation. « Nous sommes un peu suréquipés à ce niveau », reconnaît l’éleveur. « Mais nous trayons toujours à deux, à une cadence de 13 minutes par tour ». À la fin de cette révolution, juste avant la sortie, un robot de trempage s’occupe de la désinfection des trayons. « Avec l’ancienne 2 x 8, il fallait compter 3 heures de traite. Actuellement, en une heure et demie maximum, c’est fini ». Deux ponts mobiles permettent de régler la hauteur et assurent le confort des trayeurs. Une porte de tri oriente les animaux en sortie. Le parc d’attente, sur caillebotis, est équipé d’une barrière poussante qui sert de chien mécanique (et de rabot en caoutchouc sur son chemin de retour après la traite). « Nous avions sous-estimé la consommation d’eau. Nous allons installer un système de traitement avec BTS, filtres à roseaux et épandage sur 30 ares de RGA, à proximité ».

3 à 4 semaines de congés

L’exploitation, qui compte 387 ha, produit près de 200 ha d’orge et de blé, dont les dernières marges brutes étaient respectivement de 816 € et de 1 194 € / ha. Même si l’objectif, à terme, est de saturer l’outil de production, l’éleveur se dit « satisfait des résultats économiques ». L’astreinte des weekends est assurée par deux associés. Chaque associé bénéficie de deux semaines de congés en été, malgré la surface de céréales, une semaine en hiver et une dernière dans l’année.

Repères
Le Gaec des Landelles :

  • 5 associés,
  • 2 450 000 litres de lait,
  • 280 vaches dont 250 traites en moyenne,
  • 250 génisses,
  • 387 ha.
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