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Préparez la campagne culturale 2018

La période des épandages étant écoulée, il s’agit maintenant d’établir les récapitulatifs annuels des cahiers de fertilisation et registres phytosanitaires. Voici quelques repères pour réaliser ces documents réglementaires.

La période estivale est aussi le moment pour définir l’assolement à venir en intégrant la réglementation Pac et les éventuels éléments contractuels de MAEC.

Cahier de fertilisation : l’équilibre de fertilisation est le maître-mot

Dans le cadre de votre plan prévisionnel de fertilisation, les doses fertilisantes à apporter de chacune des cultures ont été définies au regard des grilles de référence établies dans le cadre du groupe régional d’expertise nitrates. Les apports de fertilisants organiques et minéraux doivent être réalisés en cohérence avec ce besoin qui est individualisé à la parcelle. La période estivale peut être l’occasion de fertiliser les dérobées qui seront exploitées à l’automne. Voici les plafonds d’apport de fertilisant organique ou minéral selon la date d’implantation : • 50 unités d’azote efficace pour les semis de juillet ; • 40 unités d’azote efficace pour les semis d’août ; • Aucun apport pour les dérobées implantées en septembre. Depuis cette campagne culturale, la date de dépôt des fumiers au champ et la date de reprise pour épandage sont à indiquer dans le cahier d’enregistrement des pratiques.

Registre phytosanitaire : vigilance sur l’Indice de fréquence de traitement

Au-delà du respect des prescriptions de mise sur le marché des produits phytosanitaires (culture, dose homologuée, délai avant récolte, zone de non-traitement…), le registre phytosanitaire est le support pour calculer l’Indice de fréquence de traitement. Cet indice est l’un des indicateurs des contrats des Mesures agri-environnementales et climatiques (MAEC). Le cahier des charges prévoit une baisse progressive de l’IFT au fur et à mesure de l’avancement dans le contrat.

Assolement 2018 : prendre en considération les éléments de verdissement, et les MAEC

Au moment d’établir l’assolement 2018, les éléments de verdissement de la Pac sont à regarder avec attention :

  • Le taux de Surface à intérêt écologique devrait passer à 7 % de la surface pour 2018. Il peut être atteint par des éléments topographiques (haies, bosquets…) dont on n’a pas nécessairement la maîtrise, mais surtout grâce à la mise en place de plantes fixant l’azote ou de couverts végétaux (semis d’un mélange de 2 espèces appartenant à une liste : ex. RG – trèfle, phacélie – moutarde ou radis…).
  • Diversité d’assolement : à moins de bénéficier de dérogation agriculture biologique ou système herbagers, ou exploiter moins de 10 ha, votre assolement doit contenir différentes cultures :
    • Si la SAU est comprise entre 10 et 30 ha, deux cultures différentes doivent être cultivées au minimum, la culture la plus importante ne dépassant pas 75 % de la surface arable.
    • Si la SAU est strictement supérieure à 30 ha, au moins trois cultures différentes doivent être cultivées, avec la culture la plus importante ne dépassant pas 75 % de la surface arable et la somme des surfaces des deux cultures les plus importantes ne dépassant pas 95 % de la surface arable.

En cas de contractualisation d’une MAEC, la définition de l’assolement doit, également, tenir compte des ratios de surface en herbe et maïs selon le type d’engagement.

Régis Bougis / Cerfrance Brocéliande

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