Limousine : aller au-delà de la sélection de la croissance

De g. à dr. : Marc Gambarotto, directeur herd-book Limousin (HBL), Louis-François Leconte, président section Bretagne, Daniel Peyrot, membre du bureau national, et David Delgoulet, chef de service HBL. - Illustration Limousine : aller au-delà de la sélection de la croissance
De g. à dr. : Marc Gambarotto, directeur herd-book Limousin (HBL), Louis-François Leconte, président section Bretagne, Daniel Peyrot, membre du bureau national, et David Delgoulet, chef de service HBL.

La croissance est un critère désormais acquis sur le cheptel limousin français. La station de Lanaud va élargir ses recrutements à d’autres critères comme la facilité de naissance. Créée il y a plus de 30 ans, la station de qualification de Lanaud est un outil de sélection et d’orientation en Limousine. Aujourd’hui, 50 % des veaux de cette race ont un père ou un grand-père passé à Lanaud. « Le potentiel de croissance, dont la race avait besoin, a aujourd’hui été acquis. Et on ne le dégradera pas », a souligné Marc Gambarotto, directeur général du herd-book Limousin (HBL), lors de l’assemblée générale de la section Bretagne le 13 avril à Béganne (56). Préparer l’avenir Ce critère « croissance » est toujours recherché par certains acheteurs à Lanaud qui en ont encore besoin dans leur élevage. « Mais nous devons aussi préparer l’avenir en mettant l’accent sur la facilité de naissance, les qualités maternelles, la finesse d’os… La génomique peut demain nous aider sur le lait notamment. » Certains de ces critères sont évalués pour les taureaux d’insémination, mais cette dernière ne représente que 12 % des naissances. D’où le rôle important de la monte naturelle dans l’évolution de la race. Le « sans cornes » fait son chemin Et la rentabilité économique des exploitations repose aussi sur la productivité numérique. « La qualité de vie des éleveurs fait également partie des enjeux. Avoir un veau par vache et par an sans trop de frais vétérinaires doit être un objectif », note Daniel Peyrot, membre du bureau du HBL. « Le “sans cornes” va aussi dans ce sens », ajoute l’éleveur qui le développe sur son élevage. « C’est un créneau de différentiation génétique. Il permet par ailleurs de répondre aux associations de défense des animaux en réduisant les interventions….

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