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Un taux de pertes sur porcelets nés vifs de 7,9 %

Les 14 porcelets nés vivants, par portée, ont une bonne chance de survie chez les époux Le Clere, à Kerfourn (56). L’alimentation de précision et le suivi en maternité y sont pour beaucoup.

L’atelier de 350 truies de l’EARL Lisart a été inauguré en janvier 2014. Depuis, les normes de biosécurité interne et externe, comme la douche à l’entrée pour tous les intervenants, maintiennent le bon statut sanitaire d’un cheptel renouvelé pour l’occasion. Le troupeau est conduit en 5 bandes de 65 à 70 truies et les porcelets, sevrés à 21 jours, quittent le site de naissage pour des post-sevrage-engraissements situés, au plus près, à quelques centaines de mètres. Les résultats techniques plaident pour la conduite : 33,3 porcelets sevrés par truie productive et par an.

Lydia et Philippe Le Clere avec Bruno Le Roy, animateur technique Sanders (au centre).
Lydia et Philippe Le Clere avec Bruno Le Roy, animateur technique Sanders (au centre).

Perte de 2,5 mm d’ELD en lactation

À chaque livraison, les éleveurs vérifient la volumétrie des aliments gestante et allaitante. Les rations sont calées en fonction de cette densité. L’alimentation des truies est pilotée en fonction des mesures d’épaisseur de lard dorsal, réalisées à l’entrée et à la sortie des maternités. « Nous visons 16 mm, en moyenne, à l’entrée, et une perte maximale de 2,5 mm au cours de la lactation », indique Lydia Le Clere, en charge de l’atelier. Pour cela, les éleveurs misent sur des aliments hautement énergétiques : 9,2 mégajoules en gestante  et 10,2 MJ en maternité. En gestation, les courbes d’alimentation sont en U,  à 2,8 kg au début (pour les truies en état), 2,5 kg au milieu et 3,2 kg à la fin. En lactation, l’objectif est d’atteindre le plafond fixé à 8,5 kg en 12 à 14 jours. Ces aliments sont respectivement en farine et en miette, pour faciliter la descente du doseur à l’auge.

18 litres d’eau par jour avant la mise bas

Les couloirs avant permettent de limiter les interventions à l'intérieur des cases et donc les échanges de germes entre portées. Le système d'alimentation de précision (descente de l'aliment 100 gr par 100 gr dans l'auge avec sonde de niveau) évite les gaspillages. Une mauvaise consommation déclenche une alerte, sur boitier ou sur l'ordinateur.
Les couloirs avant permettent de limiter les interventions à l’intérieur des cases et donc les échanges de germes entre portées. Le système d’alimentation de précision (descente de l’aliment 100 g par 100 g dans l’auge avec sonde de niveau) évite les gaspillages. Une mauvaise consommation déclenche une alerte, sur boitier ou sur l’ordinateur.

L’équipement permet d’alimenter avec précision, de manière individuelle, un Selfi-feeder en gestante et des Maternéo en lactation. « Les truies ont des comportements alimentaires différents ; les automates permettent de s’y adapter, quotidiennement. Le système permet aussi de connaître précisément les quantités d’eau consommées. Elles peuvent varier de plus de 25 %, en fonction des truies, au même stade de lactation et pour des rangs de portée identiques ».

Dans les 3 jours avant la mise-bas, les éleveurs insistent pour que les truies boivent 18 litres au minimum. « Il m’arrive de leur donner de l’eau sucrée pour les inciter à boire la quantité voulue. C’est important pour un bon démarrage de lactation ». Depuis quelques mois, les mères en rang 1 et 2 reçoivent une plus grande quantité d’eau en maternité. « Il y a moins de congestions mammaires, une meilleure montée de lait et peu de diarrhées sur les porcelets », poursuit l’éleveuse.

Une présence continue pendant les mises bas

Chaque truie a une fiche individuelle, dûment renseignée, avec un code couleur selon son rang de portée. En attendant la tablette, qui apportera de la simplicité dans la prise et la consultation des informations… « Je note tout. La durée des gestations précédentes me permet de savoir s’il faut induire la mise bas ou attendre (peu d’inductions de manière générale). Avec l’heure de début et l’heure de fin de la parturition, je sais si la truie a tendance à faire des mises bas longues ou pas.

En fonction de ces éléments, je peux (ou non) injecter de l’ocytocine, voire fouiller une truie (rare) ». Les autres interventions sont également notées (traitements, adoptions, nombre de nés, de sevrés…). Les portées sont équilibrées à 14 porcelets en veillant à faire le moins de mélanges possible. Les truies sèvrent, en moyenne, 13 porcelets. Les éleveurs se relaient de 6 h à 23 h les mercredi et jeudi des semaines de mises bas.

Résultats de prolificité
33,35 porcelets sevrés par truie productive, par an ;  15,22 nés totaux par portée ; 14,06 nés vifs ; 12,95 sevrés par portée ; 6,4 jours d »intervalle sevrage-saillie fécondante ; 21 jours au sevrage.

Les fosses sont lavées

Les porcelets sont placés, dès la naissance, sur les plaques chauffantes saupoudrées de kaolin et d’asséchant. Dès la fin de la mise bas, la lampe de derrière est placée au-dessus de cette plaque pour assurer un bon chauffage. Du lait reconstitué est mis à disposition de certaines portées, dès le 2e jour, pour la nuit.

En cas de diarrhée, les éleveurs ajoutent du kaolin, voire injectent un antibiotique. (Les truies sont vaccinées contre les E. Coli et les clostridium).  Au jour 7, les porcelets consomment un aliment appât. Du 12e au 16e jour, ils consomment une bouillie, faite manuellement, tous les matins. Ensuite, jusqu’au sevrage, ils ont un aliment sec 1er âge matin et soir, sans supplémentation. Les abreuvoirs sont nettoyés tous les jours. Entre deux bandes, les fosses des maternités sont vidées et lavées (fosses en V pour faciliter le lavage).

Les cochettes sont pesées à 4 reprises
Les cochettes sont pesées à la livraison, en sortie de quarantaine, à l’entrée et à la sortie de maternité. La première IA est réalisée entre 140 à 160 kg et 12-13 mm d’épaisseur de lard. La courbe d’alimentation est calée en fonction de ces éléments. La quarantaine (durée longue) est sous le même bâtiment mais isolée (murs et fosses). Les 15 premiers jours après la livraison, les éleveurs adoptent une tenue dédiée (bottes et cottes) pour entrer dans la salle. En gestante, elles sont avec leur bande de truies (une salle par bande), mais séparées, avec un box de distribution d’aliment.
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