Une chaudière à bois pour l’élevage de porcs

10591.hr - Illustration Une chaudière à bois pour l’élevage de porcs
Pascal Boury (à gauche) et Thomas Boury devant la chaudière à bois.
À Lizio (56), le Gaec de Tréviquet utilise une chaudière à bois depuis 2012 pour chauffer son élevage porcin. Lors d’une porte ouverte organisée par la Chambre d’agriculture de Bretagne (Crab), Pascal Boury, l’un des gérants du Gaec, a présenté l’installation.

Installé à Lizio en 1997, Pascal Boury gère un élevage de 200 truies naisseur-engraisseur avec sa femme et son fils, salarié du Gaec. Sur l’exploitation, tous les bâtiments sont chauffés par une chaudière à bois de 100 kW depuis 2012. Dans la maternité, 56 plaques à eau chaude sont installées. Les bâtiments des gestantes, d’engraissement et de post-sevrage sont quant à eux équipés avec des aérothermes. « On n’hésite pas à chauffer les salles », affirme l’éleveur. « Il n’y a pas de stress thermique et les animaux consomment moins de nourriture ». L’économie d’aliment a d’ailleurs été calculée à 6 tonnes/an (150 g x 200 jours x 200 truies). D’un point de vue énergétique, Pascal Boury estime économiser environ 11 000 €/an d’électricité. « Je suis arrivé au maximum de la capacité de la chaudière », souligne le Morbihannais.

Valoriser les haies de l’exploitation

Pour alimenter la chaudière, le Gaec a besoin de 90 tonnes de plaquettes par an, soit environ 350 m3. Les 3,3 km de haies plantées sur l’exploitation permettent de couvrir 25 % de ces besoins. « C’est un moyen de valoriser la ressource en bois et le temps passé pour l’entretien des haies », confie Pascal Boury. Les 75 % restants sont recueillis chez des particuliers ou des collectivités, dans un rayon de 10 km autour de la ferme. Le bois est stocké à 1 km de là, avant d’être déchiqueté sur place par une entreprise. La plaquette est ensuite entreposée sous un hangar pendant 4 à 6 mois. « Le bois doit être à moins de 30 % d’humidité », annonce Samuel Le Port, conseiller bois énergie à la Crab. « Plus il sera sec, et plus il dégagera de kWh ». Pour un meilleur rendement, la granulométrie est également importante avec, idéalement, des plaquettes d’environ 2-3 cm de long.

Une fois suffisamment sèche, la plaquette est entreposée dans une case béton équipée d’un désileur circulaire et d’une vis sans fin reliée à la chaudière. « Je recharge la case environ une fois par mois », précise l’agriculteur. L’entretien de l’installation reste quant à lui relativement simple. L’éleveur compte ½ journée par an pour le nettoyage du moteur et 15 minutes tous les 10 jours pour vider le cendrier. Les cendres, environ 200 kg par an, sont incorporées à du fumier ou du compost avant d’être restituées au champ.

Quelques chiffres

L’investissement de départ était de 120 000 € (chaufferie et aérothermes). La subvention Plan Bois-Énergie Bretagne a permis au Gaec de Tréviquet de récupérer 15 850 €. Avec 11 000 €/an d’économie sur l’électricité, le retour sur investissement de l’investissement est d’environ 10 ans.


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