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Une reconversion agricole réussie après un BPREA

Ancien salarié du secteur logistique, Xavier Leroy a suivi un BPREA pour compléter ses connaissances agricoles avant de s’installer en février 2015.

Muni d’un Diplôme universitaire technologique (DUT), d’une licence professionnelle et de sept années d’expérience dans le secteur de la logistique, Xavier Leroy décide de lâcher son emploi de bureau en tant qu’agent de maîtrise pour un grand changement de vie. « Sur la ferme familiale, ce que j’aimais, c’était surtout le tracteur. J’étais toujours là pour les grands chantiers. Par contre, les animaux, j’en avais peur… », plaisante-t-il, avec du recul, trois ans après sa prise de décision.

Mener de front formation et parcours à l’installation

Qu’à cela ne tienne, à peine quitté son emploi, il s’engage dans une formation de Bre-vet professionnel de respon-
sable d’exploitation agricole (BPREA) en septembre 2013, au CFPPA de Caulnes. « J’aurais pu opter pour un Brevet de technicien supérieur (BTS), en formation pour adultes. Mais il me manquait trop de bases en zootechnie », explique-t-il.

En un an, il approfondit ses compétences en gestion et en techniques, lait et volailles, les deux ateliers présents sur l’EARL Le Fresne du Roulard, qu’il gère avec sa mère aujourd’hui. « Des connaissances bien utiles, car la crise sévit depuis mon installation… » Durant la même période, Xavier Leroy affine son parcours à l’installation (PPP) avec le chiffrage de son projet, qu’il présente aussi à l’examen de fin de formation.

Naissance d’une nouvelle passion

« En lait, je n’avais aucune connaissance. J’avais peut-être trait une fois dans ma vie… » Alors, pour améliorer sa pratique, il choisit une exploitation laitière pour son stage de 10 semaines. Et là, à la surprise de tous ses proches, il se découvre une nouvelle passion d’éleveur. « Le travail au quotidien auprès des vaches laitières n’est jamais routinier, c’est ce qui est passionnant… »

Après le BPREA, la formation se poursuit

Avec le développement de l’activité de par l’attribution de 200 000 L de lait à son installation, le jeune agriculteur travaille sur des changements techniques : le foncier étant stable, des dérobées entrent dans la rotation pour être ensilées et la part du maïs augmente dans la surface fourragère. Au niveau du travail et de l’organisation des tâches, son côté rigoureux de logisticien a refait surface.

Les tâches sont réparties avec sa mère. « Toute astreinte quotidienne doit se faire rapidement », pour se libérer du temps pour se former. Le jeune éleveur reste à l’écoute des conseils de ses parents, qu’il complète avec des formations proposées par les partenaires de l’exploitation. Insémination par l’éleveur, aromathérapie, élevage du veau, parage… Il est curieux et avide d’apprendre sur de nombreux sujets.

Bilan 16 mois après l’installation

Et si c’était à refaire ? « Je ferai pareil », répond-il. Avant de préciser : « La formation a été riche au niveau des échanges avec le groupe, pourtant très hétérogène. Une véritable « entraide » s’installe : tout le monde met ses compétences au service des autres, dans l’objectif d’obtenir le sésame nécessaire à l’installation. C’est de plus une année intéressante pour faire mûrir son projet, découvrir d’autres systèmes de production que ceux qu’on connaît et se constituer un réseau de contacts avec les nombreux intervenants. »

Heureux et confiant, Xavier Leroy est et « se sent aujourd’hui éleveur. Je suis optimiste quant à l’avenir. Si le lait ne paie pas cette année, cela va repartir. » Le métier de responsable d’exploitation nécessite de multiples compétences : le jeune agriculteur se consacre dans un premier temps aux ateliers animaux. Il prendra en main l’atelier cultures par la suite. « C’est un choix de vie que je ne regrette pas. Le soutien de ma conjointe, qui travaille à l’extérieur, est important, pour un métier passionnant qui comporte parfois quelques contraintes comme dans tous métiers ».

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