ÉlevageProductions Agricoles

Un atelier neuf de 400 truies Large White, sous air filtré

L’ancien élevage de sélection de la famille Bouteiller, à Pannécé (44), passe de 160 à 400 truies en multi-site. L’atelier naissage, flambant neuf, a été peuplé en renouvellement interne à partir du site historique, transformé en post-sevrage engraissement.
Les porcelets sont sevrés le mercredi. Les truies sont inséminées dès le samedi soir (2 IA sur truies à 24 et 36 heures et 3 sur cochettes à 12, 24 et 36 heures. Les mises bas sont programmées le 114e jour de gestation (Planate) pour éviter le travail du weekend. La maternité compte 80 places.
Les porcelets sont sevrés le mercredi. Les truies sont inséminées dès le samedi soir (2 IA sur truies à 24 et 36 heures et 3 sur cochettes à 12, 24 et 36 heures. Les mises bas sont programmées le 114e jour de gestation (Planate) pour éviter le travail du weekend. La maternité compte 80 places.

Deux années ont été nécessaires pour mener à bien l’opération. Construire un bâtiment neuf, le peupler avec des femelles nées sur l’ancien élevage et rénover ce dernier. « Il eût été plus simple de peupler le site de naissage avec des animaux provenant d’un autre élevage de sélection mais nous voulions conserver et développer la génétique de l’élevage Bouteiller », indique Thierry Bellec, d’ADN. Le nouveau bâtiment a été peuplé avec des porcelets femelles sevrés à 7 jours, indemnes de toutes maladies, grâce à un protocole d’assainissement strict. Le transport s’est fait par camion, sous air filtré, pour éviter toute contamination possible sur les 20 kilomètres séparant les deux élevages. Ces porcelets ont été bichonnés dans des salles assurant un confort maximal.

L’hôtel 3 étoiles s’est rempli au fur et à mesure que l’ancien élevage se vidait. Une fois vide, ce site historique a bénéficié de 10 semaines de vide sanitaire. « Pas vraiment une sinécure », souffle Didier Bouteiller. « Des fosses au plafond, tout a été vidé, lavé, désinfecté….puis aménagé en post-sevrage engraissement pour accueillir les premiers porcelets nés dans le nouvel atelier naisseur ». Le renouvellement de l’air est également filtré pour éviter toute contamination.

Thierry Bellec, à gauche, et Germain Bouteiller, devant l'appareil de pesée individuelle des porcelets. À la naissance, la pesée, les tatouages et les soins sont réalisés, avant les adoptions.
Thierry Bellec, à gauche, et Germain Bouteiller, devant l’appareil de pesée individuelle des porcelets. À la naissance, la pesée, les tatouages et les soins sont réalisés, avant les adoptions.

Cet atelier reçoit désormais les animaux à 21 jours d’âge – toutes les femelles et quelques mâles – et les engraisse jusqu’au départ dans les élevages multiplicateurs. Seules quelques cochettes, l’élite, retournent sur le site où elles sont nées pour assurer la future génération d’animaux Large White, en sélection. Toujours en camion, sous air filtré. Les deux élevages bénéficient d’un statut sanitaire haut de gamme.

Taille d’élevage adaptée à l’export

L’élevage est conduit en 5 bandes de 80 truies, sevrage à 3 semaines. « La taille de l’élevage et le nombre de mises bas par bande sont adaptés à l’approvisionnement des 3 multiplicateurs habituels et à l’export. Nos clients étrangers veulent généralement un seul lot d’animaux par livraison », reprend Thierry Bellec. 60 % des truies sont inséminées avec de la semence Large White et 40 % avec de la semence Landrace.

La fiche truie, dûment remplie, sert à la sélection des truies, par l'éleveur. Les performances de prolificité et de sevrage sont reportées à l'ordinateur pour les calculs d'index.
La fiche truie, dûment remplie, sert à la sélection des truies, par l’éleveur. Les performances de prolificité et de sevrage sont reportées à l’ordinateur pour les calculs d’index.

Germain, en charge de l’atelier naisseur, précise : « Je fais le choix en fonction des résultats de la truie, les moins bonnes sont écartées du schéma de sélection et produisent des femelles croisées vendues en élevages conventionnels. Les meilleures sont inséminées en race pure avec des verrats de centre d’insémination. Je choisis les accouplements en fonction des index, réévalués toutes les semaines, en évitant la consanguinité ». La prolificité, le poids et l’homogénéité des porcelets sont les principaux axes de sélection. Les porcelets sont pesés individuellement à la naissance (1,35 kg de poids moyen).

Sur l’élevage, avec des rangs de portée 1 et 2, le nombre de nés vifs est de 14,5 pour 12,6 sevrés. Les truies ont, en moyenne, 16,1 tétines. « Nous ne cherchons plus à augmenter leur nombre mais à améliorer leur qualité et leur répartition », poursuit Thierry Bellec. L’indice de consommation des animaux des lignées femelles est estimé selon les résultats de leurs collatéraux en station de contrôle (un porcelet testé pour cinq portées).


L’exploitation en chiffres >> 4 UTH (Germain et ses parents Didier et Myriam) et un salarié. 200 hectares, cultures vendues. 400 truies LW : Conduite en 5 bandes de 80 truies 500 femelles et 30 mâles par bande élevés sur le site d’engraissement, 250 castrés par bande élevés en façonnage (220 vendus).

Choix techniques liés à la biosécurité

•Air filtré.
•Cooling (baisse de 3 à 4 ° C en été).
•Couloirs avant en maternité (pour éviter de marcher dans les cases et d’y transférer des pathogènes).
•Caillebotis fils (lavage possible des fosses sans lever les caillebotis).
•Fosse de la maternité (80 places) divisée en 8 parties pour faciliter la vidange et le lavage.
•Pas de tapis sous les lampes (propreté). Cartons de mise-bas uniquement.
•Marche en avant entre quarantaine, verraterie, gestante, maternité.
•Lavage des truies avant l’entrée en maternité.
•1 tenue dédiée à la maternité.
•Pédiluves entre ateliers.
•2 salles de quarantaine (l’une avec une truie de réforme, l’autre avec un verrat. Chaleurs détectées).
•1 bâtiment de départ à 50 m du bâtiment de naissage.
•Camions de transport vides à l’entrée.
•Ventilation centralisée.

Mots-clés

Peut vous intéresser

Bouton retour en haut de la page
Fermer