Le Gaec Caraillas, à La Gaubretière (85), a installé un système de distribution automatisé de lait dans ses maternités et dans des salles de post-sevrage. L’objectif est de gérer l’hyperprolificité des truies.
Les 170 truies du Gaec Caraillas donnent naissance à 15 porcelets vivants, en moyenne, par portée. « Je viens d’opter pour la génétique danoise, réputée pour sa prolificité », indique Jean-Nicolas Poirier, en charge de l’atelier porc. Les premières cochettes sont en maternité.
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Jean-Nicolas Poirier présente son installation. Le lait est fabriqué, une fois par jour, dans une cuve, à proximité des maternités. La poudre est dissoute dans une eau à 50°C. Un brassage est effectué toutes les demi-heures. La préparation ne prend pas plus de cinq minutes par jour. Le lait est propulsé dans les tuyaux (circuit fermé) par une pompe qui travaille en continu. Le lait résiduel, dans les tuyaux, revient à la cuve. Le circuit est nettoyé une fois par semaine à l’eau et désinfecté à chaque fin de bande.[/caption]
Gérer les porcelets surnuméraires
« Compte tenu du nombre de nés vivants annoncés, je crains d’avoir des pertes et des porcelets trop légers au sevrage. Je tiens à ma conduite en 4 bandes et sevrage à 21 jours pour des raisons d’organisation du travail. La solution Rescue Care, développée par Provimi, m’a séduit ». Cette innovation, déjà en fonction dans 700 élevages européens, permet de gérer les porcelets surnuméraires. « La technique permet, en outre, de limiter les adoptions, le recours aux truies adoptives et donc les échanges de pathogènes ». Elle assure la croissance et la santé des plus petits, améliore la productivité des truies et simplifie l’organisation du travail*, selon le fournisseur qui s’appuie sur l’expérience et les essais réalisés dans les élevages du Nord de l’Europe.
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7 000 € d’investissement
Sur l’élevage Poirier (2 frères associés), seules 4 bandes de porcelets ont bénéficié du système. « Je manque encore de recul et je n’ai pas fait de pesées avant et après l’installation mais j’ai sevré 3 bandes à plus de 13 porcelets, ce que je ne connaissais pas auparavant. Le taux de survie est supérieur ». Le changement de génétique est récent, l’amélioration vient de l’allaitement artificiel. L’éleveur espère amortir rapidement l’investissement de 7 000 €. Le fournisseur préconise de distribuer le lait jusqu’au sevrage, à 21 jours, ou jusqu’à 25 jours pour les sevrages à 4 semaines. Le Gaec Caraillas a renforcé le dispositif en équipant une salle de PS pour aider les plus légers après sevrage.
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*Les essais aux Pays-Bas et en Allemagne donnent les gains suivants (données fournisseurs) : + 3 % de survie des porcelets, + 0,5 kg de poids au sevrage, – 50 % de traitements sur la phase engraissements (liés à la réduction des mélanges d’animaux) et moins de pertes d’état des truies.

