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Rénover un bâtiment pour une nurserie à veaux

Jean-Yves et Sophie Malarde, éleveurs laitiers à Quistinic (56), ont aménagé une nurserie dans un ancien bâtiment. Clarté, place, gestion du stress et conditions d’hygiène, ils ont gagné sur tous ces tableaux en choisissant des cases amovibles en polyéthylène.

« Aujourd’hui, on ne peut plus se permettre de négliger l’élevage des veaux. Aménager une nurserie nous a non seulement permis de diminuer nos frais, mais cela nous a aussi fait beaucoup gagner sur les croissances », déclare Jean-Yves Malarde, du Gaec de la Villeneuve, à Quistinic (56). C’est dans la bonne ambiance d’un bâtiment clair et isolé que les éleveurs expliquent les raisons de leur choix. « L’élevage des veaux était jusque-là conduit dans une ancienne stabulation à vaches laitières. On manquait de place et le bâtiment était mal isolé. 80 % des veaux déclaraient des diarrhées dans les premiers jours de vie », explique Sophie Malarde. Pour réaliser leur nurserie, ils ont aménagé une ancienne porcherie exposée au sud. « Au début, nous étions partis sur un projet de construction dans le prolongement de la salle de traite. La mauvaise exposition et le coût de l’opération nous ont poussés à revoir notre copie », explique l’éleveur.

De gauche à droite, Jean-Yves et Sophie Malarde et Fabrice Bernard, technicien Cultivert
De gauche à droite, Jean-Yves et Sophie Malarde et Fabrice Bernard, technicien Cultivert.

12 000 euros tout compris

Le chantier a commencé par un grand nettoyage de l’ancien bâtiment : lierre, ronces et saletés, tout a été enlevé. Il a fallu couler une dalle intérieure et changer dix panneaux en fibrociments. Les pignons ont été remontés en aggloméré. Puis, les éleveurs ont installé sur la façade sud des tôles de bardage pleines et transparentes afin de donner de la clarté à la nurserie. Enfin, ils ont posé 20 cases à veau en laissant de l’espace pour stocker de la paille. Le chantier a duré 2 jours au total. « L’ensemble nous a coûté 12 000 euros pour 20 places. On se situe donc sur un coût de 600 euros la place. On a divisé par deux le budget de départ », explique Jean-Yves Malarde.

Repères

  • Gaec de la Villeneuve, Quistinic (56)
  • 2,5 UTH
  • 80 vaches laitières
  • 650 000 L de lait
  • 100 ha

Faciles à démonter et à nettoyer

Sur les conseils de Cultivert, les éleveurs ont choisi des cases individuelles modulables en polyéthylène. Ils ont été séduits par leur facilité de nettoyage. « Les cases Hygiène Pro de La Gée sont des modèles de plus en plus demandés. Les éleveurs bretons prennent conscience de la nécessité de ne pas faire d’erreur sur l’élevage des veaux pour ne pas grever leur revenu. C’est à ce moment-là que se détermine la majorité du potentiel des futures vaches laitières », explique Fabrice Bernard, technicien Cultivert.

Les cases sont modulables. Il est facile de transformer les cases individuelles en cases collectives. Ce système est pratique pour les systèmes limités en place ou pour les vêlages groupés. Pouvoir retirer et porter les cloisons permet également de faciliter le nettoyage. « Aujourd’hui, une demi-heure suffit pour nettoyer puis désinfecter sept cases, opération indispensable pour éviter les contaminations entre deux veaux », explique Jean-Yves Malarde. Les caillebotis individuels sont aussi en polyéthylène. Ils se retirent facilement par-devant grâce à des roues et une poignée de transport. Équipés d’un antidérapant très efficace, ils peuvent être utilisés avec ou sans paille. Pour vider et nettoyer les cases, le gain de temps est sans commune mesure.

La nurserie a été conçue dans une ancienne porcherie
La nurserie a été conçue dans une ancienne porcherie. Des tôles de bardage transparentes ont été ajoutées pour faire rentrer de la lumière.

Moins de frais sur les veaux

« Depuis que nous avons mis les veaux dans la nouvelle nurserie, nous avons divisé nos frais par 10. Nous n’utilisons plus de sachets repas, où alors très occasionnellement. Les croissances sont meilleures et le poil des animaux est brillant. De plus, avant cela, le sevrage était délicat car les veaux ne changeaient pas de bâtiment. Les jeunes sevrés me voyaient  passer avec le lait deux fois par jour, la transition était compliquée », commente Sophie Malarde. Grâce à des cloisons réglables en hauteur et à une ouverture par devant, elle a gagné en confort de travail. L’apprentissage de la buvée est grandement facilité et elle n’a pas besoin de se baisser pour entrer dans les cases. Au final, elle a gagné 20 minutes par jour sur son temps d’astreinte. « Nous sommes très satisfaits du résultat. Nous sevrons aujourd’hui de belles génisses qui grandissent vite et bien. Nous aurons bientôt 90 000 litres de lait de plus à produire. Nous avons donc besoin d’un bon renouvellement. L’objectif est de gagner sur les performances de nos futures laitières. »

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