Politique et Syndicalisme

De la reconnaissance par les prix

Déception unanime des représentants de la FRSEA, JA, Coordination rurale et Confédération paysanne, en ce début d’après-midi, à la sortie de la conférence initiée par la Préfecture de Bretagne et le Conseil régional, le lendemain de l’annonce du Plan d’urgence par le Gouvernement. « On n’a rien appris », si ce n’est que « sur les 600 millions d’euros annoncés, seuls 50 millions sont des aides pour les agriculteurs (aides FAC) », le reste concerne des garanties de prêts. « Mais quand on est en difficulté financière, la banque ne prête pas d’argent. Les portes ont plutôt tendance à se fermer… », cantonne Thierry Coué, président de la FRSEA. «Le plan présenté revient à mettre un cataplasme sur une jambe de bois », illustre Hervé Guillerm, de la Coordination rurale.E ric Duverger, porte-parole de Confédération paysanne 35 félicite néanmoins l’initiative de ce tour de table « qui a permis à tous les acteurs de s’exprimer ».

“La survie de l’élevage à long terme”

Et la revendication est, elle-aussi, unanime, même si les solutions pour y parvenir divergent ensuite selon les syndicats. « La reconnaissance du métier attendue par une revalorisation du prix du lait et de la viande pour la survie de l’élevage à long terme », a été affirmée par les syndicalistes et entendue par les représentants du Gouvernement et les élus des collectivités territoriales. Aussi, malgré les mises en garde du Préfet de région, qui a annoncé un renforcement des procédures judiciaires pour cause de violence avec dégradation des biens publics et privés, les agriculteurs souhaitent maintenir la pression. Les actions reprendront certainement dès la moisson terminée.

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