Politique et Syndicalisme

Agriculteurs de Bretagne signe la charte Ya d’ar brezhoneg

Afin d’affirmer encore plus son identité bretonne, l’association signe la charte “Ya d’ar brezhoneg”. Cet engagement se traduira notamment par la création de nouveaux supports en breton.

« Agriculteurs de Bretagne poursuit son implication dans le dynamisme de l’identité bretonne. Après avoir décliné nos supports en breton et opté pour le “.bzh” pour notre site internet, nous ratifions ce jour la charte  “Ya d’ar brezhoneg”, portée par l’office public de la langue bretonne », déclare Danielle Éven, présidente de l’association Agriculteurs de Bretagne lors de la signature de la charte mardi 21 juillet à Carhaix. Françoise Louarn, conseillère régionale a rappelé : « Les dernières personnes à parler breton étaient les familles d’agriculteurs. »

Tous les champs ont un nom breton

Lena Louarn, présidente de l’office public de la langue bretonne se dit très heureuse de la signature de cet accord. « Le monde agricole et la langue bretonne sont liés depuis des siècles. L’agriculture est vitale pour l’économie bretonne, la langue bretonne est vitale pour l’identité bretonne. » Didier Goubil, élu à la chambre d’agriculture du Finistère fait remarquer qu’en Bretagne tous les champs ont un nom breton et ce n’est pas que des îlots comme aime à le penser l’administration. Et Danielle Éven d’ajouter : « Le nom d’un champ donne des indications sur ce que l’on peut y faire ou pas, sur la nature du sol. C’est très précieux. Il est important que cette connaissance ne se perde pas et qu’elle soit transmise aux générations futures. »

Création de nouveaux supports en breton

En signant la charte “Ya d’ar brezhoneg”, l’association con-firme son implication dans la démarche. Cette signature se traduira notamment par la création de nouveaux supports en breton. Agriculteurs de Bretagne rejoint les 300 autres associations et plus de 350 entreprises déjà signataires de l’accord. « 180 communes et 13 communautés de communes  sont aussi signataires de la charte », précise Lena Louarn. Nicolas Goualan

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